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jeudi, octobre 09, 2008

Art, Culture Théâtre






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Dans le cadre du Mois du créole à Montréal

K.E.P.K.A.A

présente DEFILE



UNE PIÈCE DE THÉÂTRE DE

GARY VICTOR







Nan kad Mwa kreyòl

nan Monreyal la, K.E.P.K.A.A

ap prezante DEFILE



YON PYÈS TEYAT EKRI PA

GARY VICTOR

SAMEDI 11 OCTOBRE À 19H30.

La Troupe de Théâtre Créole d’Haïti revient au Mois du créole avec DEFILE, une pièce écrite par Gary Victor, un habitué du salon du livre de Montréal. La scène se passe dans un cimetière où une jeune fille folle, un ivrogne qui se permet de tout, et Baron Samedi, le chef suprême des lieux, se livrent à un jeu intense au suspense diabolique. Que cherchent-ils dans cet endroit sinistre? La mise en scène est de Ralph Civil. Les acteurs sont : Jeff Edouard A. Chéry, Houslène René, Johndy Georges, Kénol Désir, Coachy Jean-Baptiste, Volp Vivien, Riché Kenskoff, Nerlande Gaétan, Francesca Mérité et Natacha Jeune Saintil. En lever de rideau: le Duo Tac de Montréal avec Marie-Claudette Ciriaque et Jean-Robert Bellarmin. Lieu : Collège Ahuntsic, 9155, rue Saint-Hubert. Prix d'entrée: 20$ à l’avance. Tél. 514 802- 0546 / 514 962-8640.





SAMDI 11 OKTÒB, 7È30 PM.

Twoup «Teyat kreyòl» d’Ayiti tounen nan Mwa Kreyòl la avèk DEFILE, yon pyès Gary Victor ekri, yon ekriven ki patisipe souvan nan salon liv Monreyal la. Sèn yo dewoule nan yon simityè, kote yon jenn fi ki fou, yon tafyatè atoufè ak Bawon Samdi, chèf apre Bondye nan simityè a, ap jwe yon jwèt malouk ki bay tout moun laperèz. Kisa y ap chache nan yon kote mabyal konsa? Se Ralph Civil ki monte pyès la. Aktè yo se: Jeff Edouard A. Chéry, Houslène René, Johndy Georges, Kénol Désir, Coachy Jean-Baptiste, Volp Vivien, Riché Kenskoff, Nerlande Gaétan, Francesca Mérité, Natacha Jeune Saintil. Pou Louvri sware a ap gen: «Duo Tac de Montréal» avèk Marie-Claudette Ciriaque e Jean-Robert Bellarmin. Ki kote : Collège Ahuntsic, 9155, ri Saint-Hubert. Kotizasyon 20$ davans.

Tel. 514 802- 0546 / 514 962-8640.

mercredi, août 27, 2008

La diaspora Haitienne de Cuba






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Hommage aux musiciens Haitiens 1940-1960

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La désenchantée (Michèle Voltaire Marcelin)






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Le boléro de Louto






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Evald Manigat et l'école de St-Marc






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Le pèlerinage à Thomassin








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You tube(JancyBolte)






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Pour des clips et des trailers originaux consultez You tube JancyBolte

samedi, août 23, 2008

Olympiques Médaillés Haitiens






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Médaillés haïtiens
De : jcicart@videotron.ca
Envoyé :
22 août 2008 20:28:08
À :






Médaillés haïtiens aux Jeux olympiques



C’est aux Jeux Olympiques de Paris en 1924 qu’Haïti gagna sa première médaille olympique, une médaille de bronze au tir à la carabine par équipes. L’équipe haïtienne était composée de Ludovic Augustin, Destin Destine, Saint Eloi Metullus, Astrel Rolland et Ludovic Valborge (http://www.lequipe.fr/Jo/JoTableauMedailleE_1924.html).



L’équipe américaine remporta la médaille d’or avec un score de 676 points. L’équipe haïtienne obtint un score de 646 points, le même total que la France qui récolta la médaille d’argent, sans doute en raison d’une modalité technique (http://fr.wikipedia.org/wiki/Tir_aux_jeux_Olympiques_de_1924).



À ces Jeux de Paris en 1924, Sylvio Cator termina 15e au saut en hauteur et 12e au saut en longueur.



Aux Olympiques suivants, soit les Jeux d'Amsterdam en 1928, Sylvio Cator termine 2e (médaille d’argent) au saut en longueur avec un bond de 7m58. Un mois plus tard, soit en septembre 1928, Sylvio Cator a battu le record du monde au sait en longueur avec un bond de 7m93 au Stade olympique de Paris. (http://haitipositif.blogspot.com/2008/06/sylvio-cator-cet-athlte-inconnu.html). Je pense que ce record n’a pas été homologué en raison d’un vent légèrement favorable. Il a cependant été noté comme une performance remarquable.



Un autre grand athlète haïtien, André Théard, a couru le 100 mètres aux Jeux olympiques d’Amsterdam en 1928 (http://en.wikipedia.org/wiki/Athletics_at_the_1928_Summer_Olympics_-_Men's_100_metres). Il ne réussit cependant pas à se qualifier pour la finale.



André Théard avait gagné la médaille d’or aux 100 mètres aux Jeux universitaires (pré-olympiades) de 1927 et 1928, les deux fois avec un temps de 10sec6 (http://www.gbrathletics.com/ic/wsg.htm). Aux Jeux olympiques de 1928, le gagnant fut le canadien Percy Williams avec un temps de 10sec8 !



Aux Jeux Olympiques de Los Angeles en 1932, Sylvio Cator a fini 9e au saut en longueur (il participa donc à trois jeux Olympiques).



À signaler : dans le catalogue de la Foire ‘Livres en folie » de 2007, on remarque un titre de Pascal Médan : Sylvio Cator et André Théard, gouverneurs de la cendrée (Référence #5285-COP, Prix: Gdes 98.00) (http://www.livresenfoliestore.com/acatalog/COMMUNICATION.html





Rappelons enfin la médaille d’or de Bruny Surin aux Jeux d’Atlanta, avec l’équipe canadienne du relais 4X100m.

Jean-Claude Icart
Août 2008

lundi, juillet 28, 2008

Funérailles de Jean Bolté







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http://mail.google.com/mail/?ui=2&ik=677efe39ce&realattid=0.2&attid=0.1&disp=inlin



BOLTÉ, Jean

Port-au-Prince, 4 février 1924 - Montréal, 15 juillet 2008

À Montréal, le 15 juillet 2008, s'est éteint paisiblement Jean Bolté, à l'âge de 84 ans, au pavillon Alfred Desrochers de l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal.

Il laisse dans le deuil son épouse Liliane Marchand, ses enfants Jancy, Marie Christine, Florence (André Leduc), son petit-fils Raphaël, ses proches et ses amis de toujours, ses amis du Mont-Saint-Louis 1943 et ceux de McGill 1949. Toute sa vie, il a cultivé le sens de la famille et de l'amitié. C'était un rassembleur et un bon vivant.

Le vendredi 1er août 2008, à partir de 13 h, les funérailles se dérouleront comme suit :



• 13 h à 14 h, la famille recevra les condoléances au Cimetière

Notre-Dame-des-Neiges (entrée principale du cimetière),

Chapelle de la Résurrection

4601, Chemin de la Côte-des-neiges

Montréal, Québec H3V-1E7 ;

• 14 h

Funérailles à la Chapelle ;

• Inhumation au cimetière, terrain Z 33 (un guide nous dirigera) ;

• Retrouvailles à la mémoire de Jean au Centre funéraire Côte-des-Neiges,

4525, Chemin de la Côtes-des-Neiges (parking sous l'édifice), Montréal.

Nous vous invitons à faire parvenir vos dons, à la mémoire de Jean Bolté :

Société canadienne du cancer

www.cancer.ca

1 888 939-3333

info@sic.cancer.ca

ou

Fondation de l'Institut de gériatrie de Montréal

www.iugm.qc.ca

fondation.fiugm@ssss.gouv.qc.ca

(514) 340-3546

Des remerciements sont adressés à toute l'équipe du Pavillon Alfred-Desrochers, pour leur dévouement et leurs bons soins.

Vous pouvez transmettre vos condoléances à la famille :

florence.bolte@sympatico.ca

Téléphone : 450-467-8909

Par courrier : B.P. 85019, MONT-SAINT-HILAIRE, Québec, Canada J3H 5W1


--
Jancy Bolté
6ème Ave Verdun, Québec
H4G 3A2
TéL:514 678 9498

jancybolte@gmail.com



--
Jancy Bolté
6ème Ave Verdun, Québec
H4G 3A2
TéL:514 678 9498

jancybolte@gmail.com






































































































































































































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mardi, mai 20, 2008

Libre pensée Incompréhension (Haïti en Marche)






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Incompréhension !
… Nous venons d’un pays qui ne finit pas
de se faire, de se défaire, de se refaire. Coureurs de
fond, nous avons franchi cinq siècles d’histoire,
opiniâtres et inaltérables galériens. Nous avons
subsisté, persévéré sur les flots du temps, dans cette
barque putride et imputrescible à la fois, dégradable
et pérenne. Notre histoire est celle d’une perpétuelle
menace d’effacement, effacement d’un paysage,
effacement d’un peuplement.
… Et pourtant, nous franchissons la durée,
nous traversons le temps, même si le sol semble se
dérober sous nos pas. Malgré vents et marées, malgré
ce présent en feu, ce temps de tourments, cette éternité
dans le purgatoire, nous continuons à survivre en
nous livrant à d’impossibles gymnastiques.
Émile Olivier (Passages, 1991)
On devait s’y attendre. Il fallait qu’il parlât.
La première fois, il avait gardé silence. Il s’était vite
fait oublier. Incompréhensible. Cette fois il avait trop
senti le poids de l’incompréhension et il devait réagir.
Compréhensible. Un ami me passa un coup de fil pour
me donner la nouvelle. Je le savais. Je savais qu’il
allait vouloir s’expliquer cette fois, expliquer
l’incompréhension dont il s’était senti victime. Je n’ai
pu le lire que sur Internet. Je n’avais pas pu jouir de la
magie du direct, je n’avais pas pu sentir le stress
précédant la déclaration, je n’avais pas pu observer la
mise en scène, ni analyser le spectacle ni savoir ce qui
se passait dans les coulisses. Enfin, on ne peut pas
tout avoir, bien que nos hommes d’affaires croient
qu’en Haïti (les intelligents !!!), tout est possible, tout
est faisable, tout est justifiable, tout est achetable (il
faut simplement trouver le prix).
Jamais ! Au grand jamais ! comme disait ma
Grand’mère. Tout n’est pas achetable. Tout ne peut
pas être dit non plus. « Bouch mangé tout mangé men
li pa palé tout pawòl » dit-on en Haïti. Cependant, en
ce moment, en ces moments de stress, de déception,
de rage contenue, tout pouvait être dit. « Mieux vaut
mourir incompris que passer sa vie à s’expliquer »
disait Shakespeare. Il va devoir continuer à le faire.
A s’expliquer. A expliquer son explication.
dire, ne rien passer sous silence, voilà ce qui semblait
être l’objectif du point de presse. Complot. Trahison.
Crime de lèse patrie. Manigances et magouilles.
Incompétence. Trafic d’influences. Corruption en un
mot, de cette corruption qui modifie attitudes et
comportements, provoque des réactions mensongères
et mesquines, crée des justifications illégales ou
allégales et parasite complètement le système de
fonctionnement du pays. Tout a été dit soit
ouvertement, soit entre les lignes. Tout le monde
devrait pouvoir comprendre ce qu’il a dit et surtout
comment il l’a dit.
Suite à la lecture du discours, je n’ai pu
m’empêcher de téléphoner à quelques membres du
CRABE pour savoir ce qu’ils pensaient. J’ai pu voir
que je n’étais pas le seul à me poser un tas de questions
sur la compréhension, sur l’incompréhension, sur les
perceptions de la réalité haïtienne, sur la réalité d’Haïti,
sur les réalités en Haïti, sur le sort du pays, sur le futur
des Haïtiens.
Enfin, l’incompréhension, d’après les
« définisseurs », est l’incapacité d’être compris ou bien
de comprendre, de comprendre les choses, de
comprendre les autres. L’incompréhension peut être
aussi de l’insensibilité ou de l’indifférence. En y
pensant, je revis une situation vécue cela fait quelques
années, durant une brève expérience en tant que
« Professionnel de l’éducation ». Mes professeurs, à
l’école et même à l’Université, disaient toujours, après
une explication, après un cours, « me comprenezvous
? ». Ils voulaient être compris sans réaliser parfois
un véritable effort pour s’expliquer. Si l’élève
(l’étudiant, l’individu) auquel ils s’adressaient, ne
comprenait pas c’était simplement parce qu’il était
« bête ». « Nèg sòt ». « Tèt di ». « Bouki ». Vu que
nous reproduisons toujours les comportements vécus
comme des modèles fixes, je ne pouvais échapper à
cette logique et, face à une classe, je reprenais les
mêmes attitudes, je développais les mêmes réflexes.
Un jour, essayant un cours en tandem, à deux dans
une même salle face à une même classe, mon collègue
s’adressa aux étudiants, suite à son intervention, et
leur demanda « me suis-je expliqué ?»
Moi, j’avais expliqué et, la conclusion
logique aurait dû être, d’après moi, la compréhension.
C’était l’époque où l’on se sentait rempli de soi,
l’époque où cette suffisance nous transformait en
« vainqueurs », l’époque où l’incompréhension des
autres indiquait leur « handicap mental » et cela,
d’après nous, nous plaçait au-dessus d’eux. Nous
étions au-dessus du doute, au-dessus des reproches,
au-dessus de l’erreur. On croyait n’avoir de compte à
rendre à personne. Mon collègue par contre, voulait
s’assurer qu’il avait bien transmis ce qu’il avait à
transmettre et faisait comprendre qu’il voulait être
compris et qu’il voulait éviter toute mésinterprétation
de son message.
On ne peut pas vouloir être compris alors
que l’on ne se donne pas la peine de bien expliquer.
Ça, je le compris alors. Je compris le poids de
l’incompréhension. Pour faciliter la compréhension
je vous propose une petite liste de questions qui
prétendent alimenter la réflexion :
Sommes-nous compris par les autres?
Comprennent-ils les actions et les réactions
qui se produisent chez nous ?
Comprenons-nous, nous-mêmes, la portée de
nos actions ?
Avons-nous une crise de compréhension
dans ce pays ?
Sont-ce les « cerveaux » qui manquent,
comme disent certains ?
Enfin, notre cher petit pays va-t-il pouvoir
changer ?
Ce pays sans cesse menacé d’effacement, qui
ne finit pas de se faire, de se défaire, de se refaire,
aura-t-il enfin une opportunité pour se transformer ?
Malgré ce présent en feu, malgré ce temps
de tourments, pourra-t-on trouver la voie de
l’apaisement social, politique, économique ?
Notre petit pays pourra-t-il être à nouveau la
« Perle des Antilles » ?
Me suis-je expliqué ?
Oscar Germain
germanor2005@yahoo.fr
Mai 2008

dimanche, mai 18, 2008

Évènements sur Paris0Haïti dans le monde)eChasimbi







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Projections exceptionnelles en présence du réalisateur, Claudio del Punta


> le 23 mai à 20h30 au MK2 Gambetta, Paris
En présence de Mme George Pau Langevin, députée de Paris, présidente du groupe d’amitié
France-Haïti à l'Assemblée.

Adresse: 6, rue Belgrand (20è)
Réservation: 0140303031 et #422
Tarifs: entre 8 € et 9,60 €


> le 27 mai à 20h30 au Cinéma Saint André des Arts, Paris
En présence d'Alain Korenblitt, vice-président d'Amnesty International France.

Adresse: 12, rue Gît le Coeur (6è) M° St Michel
Réservation: 0143264818
Tarifs: 8 €, 6,50 €

> le 26 mai, une soirée spéciale "associations franco-haïtiennes et antillaises"
sera organisée à Paris en présence des représentants des associations partenaires du film:
Collectif Haïti de France, Collectif 2004 Images et Gens de la Caraïbe.
Nous vous tiendrons informés très rapidement du lieu de projection.


Plus d'informations:
Anne Lescot anne@collectif2004images.org
Philippe Hague philippe.hague@gmail.com

www.haiticherie.fr

mercredi, mai 14, 2008

Évènements sur Paris0Haïti dans le monde)eChasimbi






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A l'occasion de la Journée Internationale contre l'homophobie

Amnesty Paris organise une projection-débat sur l'homophobie aux Antilles

17 mai 2008 à 19h

Projection de:

"Des hommes et des dieux" d'Anne Lescot


La projection sera suivie d'un débat avec:

Anne Lescot, réalisatrice du documentaire
Jean-Louis Rougeron, Responsable Commission LGBT Amnesty International France
Jacques Lizé, Président de Sos homophobie
David Auerbach Chiffrin Président de Tjenberede
Louis Georges Tin, Porte-parole du Cran
Gilles Bon Maury, Président d’Homosexualité Et Socialisme (HES)


Lieu: Amnesty International France, 72 - 76 bd de la Villette, 75019 Paris.
Métro: Colonel Fabien ou Belleville
Tél (33) + 01 53 38 65 65

P.J. : Le communiqué de Presse

http://www.homophobie.org/

jeudi, avril 24, 2008

En Direct de Port-au-Prince (Le Nouvelliste)






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Le Nouvelliste, Port-au-Prince, 15 avril 2008
Sara Rénélik chante ses racines!


A l'occasion de la reprise des manifestations culturelles marquant la 3e édition du festival CulturElles, environ 300 spectateurs se sont massés, le lundi 14 avril 2008, dans les jardins de l'Institut français d'Haïti (IFH), pour délecter des créations de femme. La musique, la danse, la peinture, l'installation, la paillette et la caustique* étaient au rendez-vous.




La voix envoûtante de Sara Rénélik et les éblouissantes créations de Evelyne Etienne-Alcide, Mireille Délice, Evelyne Benoit, Lydia Palais, Pascale Monnin et Sergine André ont épaté les curieux venus explorer les talents de ces artistes. Si l'on a mis du temps pour se rendre à ce spectacle, il a fallu davantage pour vider les lieux. A la fin du spectacle, Paul-Elie Lévy, directeur de l'IFH, a dû réclamer trois chants de plus.

Le rêve, l'amour et l'espoir que prêche Sara à travers ses chansons, l'expression de son corps et ses dires - quand elle s'arrête pour parler au public - ont été captivants. Les rythmes pop, folk-rock et soul et l'urbain naïf (un nouveau style musical inauguré par l'artiste) utilisés ont entraîné les assistants dans l'ambiance. Ils applaudissaient à tout bout de champ. Après chaque interprétation, certains fans faisaient résonner le nom de « Sara » pour exprimer leur contentement.

L'amour viscéral de la chorégraphe pour ses racines haïtiennes transparaît dans ses oeuvres. Sur la scène, fière et plutôt sûre d'elle-même, elle n'a pas manqué d'inviter et/ou d'encourager les gens, les jeunes en particulier, à s'identifier à leurs origines. Pour ce faire, elle propose, entre autres, les artistes, les écrivains et les musiciens comme guides pouvant les conduire dans cette quête identitaire.

« C'est très important de reconnaître d'où l'on vient, sinon l'on ne saura pas où l'on va », clame haut et fort la petite fille de la feue chanteuse haïtienne Marie-Clotilde Bissainthe. Selon elle, les productions artistiques et culturelles doivent refléter nos souches historiques qui sont des éléments fondamentaux dans la connaissance et la compréhension de notre réalité.

Elle s'inspire des productions de Manno Charlemagne, Beethova Obas et Emmeline Michel. De sa grand-mère (Toto Bissainthe), elle hérite la théâtralité de ses interprétations et de ses compositions et de Tabou Combo son énergie. Des textes créoles enrichissent son répertoire. L'extrait suivant a été l'une des chansons à succès du spectacle :
« M pral fè yon rasanbleman
Pou m konnen sa k rive fanmi m yo
Anye wo.
Ayiti se manman libète
Si l tonbe la leve .»

« CulturElles », dans une perspective historique, moderne et internationale, est non seulement une possibilité d'émancipation de la femme, mais aussi une opportunité offerte à la gent féminine de faire valoir son talent dans le domaine de l'art et de la culture. C'est aussi une alternative de promotion des valeurs féminines du terroir, et enfin la projection d'une image plus positive d'Haïti sur la scène mondiale.

*Caustique : en optique et en mathématique, une caustique désigne l'enveloppe des rayons lumineux subissant une réflexion ou une réfraction sur une surface ou une courbe.

Rébecca S. Cadeau
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=56499&PubDate=2008-04-23
N.B.: L'Erreur glissée au sein de l'article à l'effet que Sara Rénélik est la petite fille de Toto Bissainthe a été relatée à l'auteur de cet article.

dimanche, avril 13, 2008

Sara Rénélik au Festival CulturElles






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Après une interruption due aux événements survenus dans le pays, le festival CulturElles reprendra ses activités lundi 14 avril.

jeudi, avril 03, 2008

Liste de livres






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Numéros Descriptions Auteurs Prix
2-89454-027-2 À corps et à cris Aimée Dandois 12,95
2-89454-172-4 À Micro fermé Clarens Renois 30,00
2-922754-02-2 Aïxa Castillo de arena Florence Bolté Mentale 18,60
2-89454-137-6 Àmes à nu Louis Bernard Antoine 20,00
2-89454-006-X Artistes immigrants, sté québécoise Juan Carlos Aguirre 14,95
2-89454-175-9 Au bord de la falaise Gérard Étienne 20,00
2-89454-147-3 Au coeur de l'anorexie Gérard Étienne 15,00
2-89454-096-5 Au naturel, Regnor C.Bernard Joseph J.Ferdinand 30,00
Au limite de la mémoire à paraître CIDIHCA ET HAÏTI TRIBUNE -
2-920862-82-0 Balafres Marie-Célie Agnant 15,00
023 Byen konte mal kalkilè Koleksyon Sanmba- Créole 5,00
2-89454-187-2 Cinéma et la littérature du Burkina Faso Jean Ouédraogo 30,00
2-9805796-1-0 Compère Jacques Soleil Collectif 10,00
2-923480-01-5 Crises démocratique en Amérique Latine à paraître Mauricio R. Alfaro _
2-89454-067-1 Cuba libre Lilian Devieux 15,00
1-894845-00-5 De Bersimis à la Baie James Éditions Papyruz de J-M Grenier 15,00
2-89454-173-2 Dernier Appel Jean-Marie Bourjolly 20,00
2-89454-164-3 Deux siècles de luttes & d'espoirs Collectif 15,00
2-89454-065-5 Double choc pour Mélanie Marie Soeurette Mathieu 10,00
2-89454-056-6 Erzulie loves Shango Max Dorsinville 15,00
2-89454-181-3 Évasion Jan J. Dominique 15,00
2-920639-95-1 Éveil et conquête, 2ème édition Khada Lumunba 10,00
2-920862-95-2 Faits divers, Lenous Suprice Lenous Surprice 14,50
2-89454-132-3 Fleurs de murailles Janine Tavernier 20,00
2-894545-177-5 Flore Haïtienne Dr. Aliette Honorat Moisset 40,00
2-89454-135-X Foreign shores Marie Hélène Laforest 15,00
2-89454138-4 Gobernadores del rocìo Jacques Roumain 15,00
2-920862-83-9 Haïti : L'inéductable retour Paul Dejean 26,95
2-920862-53-7 Haïti et l'après Duvalier Tome I Cary Hector & Hérard Jadotte 30,00
2-920862-53-72 Haïti et l'après Duvalier, Tome II Cary Hector & Hérard Jadotte 30,00
2-920862-74-X Haïti un an après le coup d'état Jean bertrand Aristide 15,00
2-89454-160-0 Haïti, un diamant dans la boue ? Charles Joseph Charles 25,00
2-89454-047-7 Haïti: l'invasion des ONG Sauveur Pierre Étienne 35,00
2-89454-044-2 Haitiana 1991-1995 Max Manigat 26,00
2-89454-162-7 Heya…danse! Zab Maboungou 20,00
2-89454-171-6 Il faut que les choses changent Webster Pierre 30,00
2-89454-091-4 Inventaire de fin de siècle Jean L. Prophète 15,00
2-89454-007-8 James Wait et les lunettes noires Max Dorsinville 14,95
2-920862-790 Jistis,,,murs peints d' Haïti Mireille Nicolas 39,45
2-89454-060-4 Joujou, amie du vent Joujou Turenne - Collection Enfant 15,00
2-89454-182-1 La boîte noire suivi de Départs Stéphane MARTELLY 18,00
2-89454-075-2 La bourgeoisie nationale Alix Lamaute 15,00
2-89454-150-3 La croix et la bannière Claude Moïse 20,00
2-89454-061-2 La dernière goutte de l'homme Jean Claude Fignolé 15,00
2-89454-184-8 La desenchantée Maire Michèle Voltaire Marcelin 15,00
2-89091-176-4 La dot de Sarah Marie Célie Agnant 20,00
2-89454-136-8 La Gaguère Jean François Chalut & Raymond Succar 30,00
2-89454-151-1 La musique et ma vie Gold Smith Dorval 30,00
2-922528-20-0 La nuit démasqué Stanley Péan 19,95
2-920862-64-2 La presse sous la mitraille Agence de Presse Haïtienne 15,00
2-89454-054-X La républiques-Pièce en trois actes Frantz Antoine Leconte 15,00
2-89454-143-0 L'Amérique tragédie d'un empire Martine 10,00
2-920862-15-4 Land of Hunchbacks Marian Shaw 25,00
2-89454-189-9 L'avenir en face Jerry Tardieu 30,00
2-920862-11-1 Le baiser & autres altérations Jorge Timossi 15,00
2-920862-60-x Le créole haïtien : variation & proaodie Mireille Milfort de ariza 10,00
2-89454-078-7 Le pouvoir législatif dans le système colonial Claude Moïse 25,00
2-89454-073-6 Le singe du dormeur Syto Cavé 15,00
2-920862-56-1 L'échappée vers l'ouest Micheline de Sève 15,00
2-89454-188-0 L'enfant d'une race de deux peuples, de deux iles Richard Nicol 20,00
2-89454-198-8 Les blessures du soleil Jean Norgaisse 20,00
2-89454-179-1 Les campêches de versailles Jean Robert Léonidas 20,00
2-89454-196-1 Les chevaux de bois Roger Edmond 20,00
2-89454-155-4 Les Géants 1804 Rodrigue François 15,00
2-89454-195-3 Les grandes chevauchées Marie Andrée Pressoir 25,00
2-89454-148-1 Les Harmoniques du mensonge Charles Erick Augustin 20,00
2-920862-11-1 L'explosion de 1946 Frantz Voltaire 40,00
2-920562-99-5 L'homme de glace Jean Morriset 17,95
2-89454-117-1 L'humanité et son avenir Yvon Provençal 19,95
020 Mache chèche pa janm domi san soupe Koleksyon Sanmba- Créole 5,00
2-89091-232-9 Mémoire d'une Amnésique Jan. J Dominique 20,00
2-89454-045-0 Mémoire oubliée Haïti 1991-1995 Cécil Marotte, Hervé Rakoto Razafimbahiny 24,00
025 Mizè yon ti bourik Koleksyon Sanmba- Créole 5,00
2-920862-06-5 Négrier d'eux mêmes Jean-Claude Icart 12,00
2-920862-81-2 Névrose vétéro-Testamentaire Jean bertrand Aristide 15,00
2-920862-98-7 Nom de code: Mao Edouard Anglade 25,00
2-920862-80-4 Of rice and blood Paul Anvers 13,99
2-89454-132-5 Où va le Québec Ghila Sroka 19,95
2-89454-194-5 Pawòl Nèg Frantz Toto Lofficial 20,00
2-89454-809-4 Poèmes de la terre pénible Jean Richard Laforest 21,95
2-89454-167-8 Port-au-Prince au cours des ans T 2 en réédition George Corvington 60,00
2-89454-166-X Port-au-Prince au cours des ans-T-1 George Corvington 40,00
2-920862-97-9 Prétendus Créolismes; le couteau dans l'igname Jean Robert Léonidas 20,00
2-8945-109-0 Repensar el socialismo Fernando Martìnez 19,95
2-89454-140-6 SAINT-MARC je m'en souviens Emmanuel Pierre Paul 15,00
2-89454-1740-0 Sang des mots Aimée Dandois Paradis 15,00
2-89454-082-5 Si loin de Cyprès Léliane Young 14,50
2-89454-017-5 Sortir de Marasme Franz Douyon 21,95
2-89454-087-6 Système colonial et problème d'alimentation Vertus Saint Louis 30,00
2-89454-083-3 Tambour battant Maurice Cadet 14,50
2-920862-01-4 The words of a philanthropist Jerry Alexandre 15,00
2-920862-84-7 Transhumance Henry Saint Fleur 15,00
2-89454-190-2 Tribunal des grands vent Tome-III Roland Paret 30,00
2-89454-050-7 Une ceinture de sauvetage pour Haïti Rodney Saint-Éloi 10,00
0-9689573-0-7 Why my Tears my drop Jerry Alexandre 15,00
021 Yon cheval blan san parèy Collection Enfant - Créole 5,00
024 Yon ti kabrit mèg mèg Collection Enfant - Créole 5,00
022 Zafira man Zafira ak mètres lasirèn Koleksyon Sanmba- Créole 5,00
018 Zanfan-Journal des enfants / N- 2 Collection Enfant - Créole 2,50
017 Zanfan-Journal des enfants / N- 3 Collection Enfant - Créole 2,50
019 Zanfan-Journal des enfants / N- 4 Collection Enfant - Créole 2,50

vendredi, mars 28, 2008

Évènement






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Monsieur/ Madame,





Le CIDIHCA (Centre International de Documentation et d'Information Haïtienne, Caribéenne et Afro- Canadienne), vous invite au lancement de l'extension de son site web consacré à l'intégration de la communauté Haïtienne au Canada le dimanche 30 Mars 2008 de 7 :00- pm à 9 :00 pm au Café Délima.



Café Délima
6409 St-Hubert coin Beaubien

Métro Beaubien







ENTRÉE GRATUITE



Contact: Sarah Godefroy au (514)845-0880 ou (514) 814-8017. sarah.godefroy@gmail.com

mardi, mars 11, 2008










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dimanche, mars 09, 2008






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dimanche, février 17, 2008

Art Littérature (eChasimbi)






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Louis-Philippe Dalembert présentera

le samedi 23 février 2008, de 18 à 20h

Histoires d’amour impossibles… ou presque

Librairie Anibwe : Quartier Montorgueil, 52 rue Greneta 75002 Paris.
M° : Réaumur/Sébastopol, Sentier, Les Halles ou Etienne Marcel.
Tél./Fax : 01 45 08 48 33. Entrée libre.


Histoires d'amour impossibles... ou presque esquisse des portraits d'hommes et de femmes qui se sont parfois aimés puis séparés. Parfois ils se sont frôlés sans se toucher. Et depuis ils traversent la vie avec, dans le regard, la mélancolie de cette rencontre manquée.
Ces histoires disent aussi des amours interdites, que trahissent par moments des fantasmes... ou des désirs confondus avec la réalité. Quand elles ne sont pas contrariées par la marche cruelle de l’Histoire, ou qu’elles ne se sacrifient au nom d’une cause jugée supérieure. Ainsi la nouvelle intitulée « Liens de sang », dédiée à la mémoire de Tony Bloncourt. Ce résistant haïtien d’origine guadeloupéenne n’avait que 20 ans quand il fut arrêté, avec six autres jeunes, par la police vichyste et livré à l’occupant allemand. Il sera fusillé au Mont-Valérien, à l’ouest de Paris, le 9 mars 1942.
Néanmoins ces histoires ne manquent ni de légèreté ni d’humour. C’est le cas pour « L'homme qui attendait d'être aimé », ou « Dialogue par-dessus l'Atlantique » aux voix brouillées par la distance et le décalage horaire.

Avec ce nouveau livre, Dalembert nous offre des histoires succulentes, d’un érotisme plein de pudeur, qui vont de l’apprentissage amoureux à la déception revancharde en passant par les rêves d’amour éternel. Histoires d'impossible amour, peut-être. Mais dans ce jeu de dupes que le « presque » du titre atténue, il reviendra au lecteur de trancher...

Louis-Philippe Dalembert est né à Port-au-Prince, Haïti. Ancien pensionnaire de la Villa Médicis à Rome, il a reçu notamment le Prix Casa de las Américas 2008 pour Les dieux voyagent la nuit, le Prix RFO du livre et la bourse Poncetton de la Société des Gens de lettres pour L’Autre Face de la mer. Ses livres sont traduits en plusieurs langues, dont l’espagnol, l’italien, l’allemand, le portugais, le danois, l’anglais...

Louis-Philippe Dalembert, Histoires d'amour impossibles... ou presque, éditions du Rocher, 220 p., 18 €.
______________________________________________________________________________________________
Le Collectif 2004 Images pour la promotion de la culture haïtienne
www.collectif2004images.org
www.dailymotion.com/HAITIENDOC

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mercredi, janvier 30, 2008

Souverins anonymes






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Souverains anonymes

Sara Rénélik

Chanteuse, danseuse et chorégraphe

Un supplément d'âme
qui dure trois heures





Bonjour Sara, je m’appelle Cuz.

Toi tu es née ici, moi je suis né là bas.
Ici c’est Montréal, Québec Canada.
Là bas c’est Port-au-Prince, Haïti, Perle des Antilles.

Plus précisément, je suis né à Fort Mercredi.
Aujourd’hui, nous sommes jeudi et je me sens fort en ta présence
tout en sachant que Dieu seul est le plus fort.

Quand je pense à Dieu, je pense à ma grand-mère,
femme de prière.

J’avais 13 ans quand je l’ai vu la dernière fois à Port-au-Prince.
Elle me manque.
Un jour, je retournerai dans mon pays juste pour la revoir.
Ma grand-mère est le seul bon souvenir qui me reste de mon pays.
Je sais que si Haïti est encore debout,
c’est grâce à des femmes comme ma grand-mère.

En écoutant ta chanson Femme, c’est à elle que j’ai pensé,
c’est à elle que je pense encore.
Je suis sûr qu’elle prie pour moi.
Moi je prie pour elle.

Avant d’arriver en prison, j’avais oublié un peu Dieu.
C’est entre les murs de ma cellule que je l’ai retrouvé.

Que je sois né ici ou à Fort mercredi,
Dieu est le plus fort, Dieu est partout, tout le temps.

Je n’ai pas de question à te poser,
juste un MERCI.
Merci de chanter. Merci de danser.
Merci de me sortir d’ici.

Cliquez et écoutez
- - - - - - - - - - - - - - -
Émission dédiée à la mémoire de
Jean Dominique
Journaliste et homme de radio
assassiné en avril 2000 à Port-au-Prince

Dédiée également à la mémoire de la grand-mère du Souverain Hinzo
- - - - - - - - - - - - - - -


www.souverains.qc.ca
www.myspace.com/souverains
Souverains anonymes

Sara Rénélik

Chanteuse, danseuse et chorégraphe

Un supplément d'âme
qui dure trois heures

dimanche, janvier 20, 2008

Art spectacle (Starmania)

Luc Plamondon se dit ravi de la version haïtienne de Starmania

LA PRESSE CANADIENNE

MONTREAL -- Luc Plamondon est ravi de la version haïtienne de
Starmania mise en place à Port-au-Prince et qui sera présentée à
Montréal à la fin de mars.

La gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, charmée par la
prestation d'une troupe d'amateurs haïtiens qui interprétaient l'opéra
rock à Port-au-Prince en 2006, a entrepris des démarches pour qu'ils se
produisent sur la scène montréalaise de La Tohu, située en plein coeur
de la diaspora haïtienne. L'événement aura lieu du 26 au 29 mars.

En conférence de presse, mardi, Luc Plamondon a indiqué avoir été
bien intrigué, il y a un an, quand il a reçu une invitation à prendre le
thé de la part de la gouverneure générale qui lui a, pour ainsi dire,
passé une commande. Sous la pression de Mme Jean, il a obtenu sans peine
le soutien de Luck Mervil et des gens de La Tohu.

Le spectacle a nécessité une préparation d'une durée d'un an, pour
quatre représentations. Quatre autres sont sur le point de s'ajouter, à
Montréal, et Luc Plamondon souhaite que ça ne s'arrête pas là. Il
aimerait que le spectacle soit présenté en France, dans le cadre d'un
festival.

Créé il y a 30 ans, Starmania a été monté des centaines de fois par
des troupes d'amateurs. La version revisitée par Haïti en français avec
une touche de créole lui semble `très spéciale'.

FCRP10-ms 13:29ET 15-01-08





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mardi, novembre 13, 2007

Musique Musiciens Poster

 
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Le Beau et le vrai






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Télécharger la pièce jointe d'origine
Le beau et le vrai



La beauté, disent certains savants, est - lointain écho du « ce qui est beau est bon » des Grecs de l’Antiquité - un paramètre essentiel de la vérité d’un système. L’harmonie que dégage un ensemble relève de sa pertinence et non pas seulement du sentiment du beau qu’il dégage. Que la beauté soit un principe essentiel de la vérité, cela devrait se vérifier dans toutes les sciences ; elle devrait également se confirmer en histoire - que certains humoristes qualifient de science et d’autres, plus austères et plus réalistes, de fiction fonctionnelle déroulant le récit du monde et nécessaire au Pouvoir pour assurer sa domination. De la même façon que la mystique emprunte son vocabulaire à l’érotisme, la science emprunte, souvent, le sien à l’esthétique. Dans ce cas, l’histoire aurait le même rôle que la théologie, qui n’est pas un développement discursif, comme le prétendent son étymologie et ceux qu’elle dévergonde, mais seulement « une branche de la littérature fantastique ». La seule différence entre les Évangiles et le Don Quichotte, c’est que Cervantès n’obligeait pas, sous peine de damnation éternelle, ses lecteurs à croire à la réalité de ses moulins et ne les livrait pas à l’Inquisition.

Cependant, la beauté d’une proposition philosophique ou historique, engoncée dans son orgueil glacé, peut très bien vouloir se passer du monde, peut très bien ne renvoyer qu’à elle-même et trouver en elle-même seule sa justification. L’autoréférentiel, le rêve de tout artiste et de tout homme de pouvoir ! Quels magnifiques développements que certains récits ! On se rappelle les discours des dirigeants de l’Union Soviétique : inattaquables du point de vue de la logique ! Toutes les parties de ces discours se complétaient. Exactement comme la flèche de Zénon : il est évident que du point de vue de la démonstration logique pure, la flèche est immobile : et pourtant, la flèche se déplace ; qu’Achille court plus vite que la tortue, nous le savons, et nous avons l’intuition que le mouvement existe. Cependant le paradoxe de Zénon continue à défier toute négation logique.

L’Armée d’Haïti a voulu, tout au long de son existence, projeter une image héroïque. Cette image d’Épinal est la surface de l’Armée d’Haïti, son masque, le loup qu’elle s’ajuste sur le visage quand elle traîne ses sabres et ses bottes cirées à miroir sur les parquets des salons de la haute société haïtienne.

Les Évangiles sont certainement l’un des plus beaux textes qui existent, et il a nourri les esprits les plus hauts, les plus fraternels, les plus généreux. C’est l’un des textes fondateurs du vivre ensemble. Elle est sinon la base, du moins une composante vitale de l’humanisme et de l’éthique qui guident nos actes. Elle a provoqué la plus grande révolution que l’on connaisse.

La bourgeoisie a été porteuse de développement industriel, et elle a été le moteur de l’histoire moderne. Elle a fait la Grande Révolution Française qui a inventé les concepts de liberté, d’égalité, de fraternité.

Mais la beauté n’est pas le seul critère d’appréciation d’un système : sa conformité au réel en est un autre. L’équilibre des parties, leur disposition harmonieuse, leur intégration pour former un tout cohérent, oui, sans doute, cela est nécessaire à la vérité d’un système. Mais, hélas, il y a le réel. Quel dommage, le réel ! La vie de ceux qui se sont donné le rôle de mettre en récit les différents aspects de la mouvance haïtienne serait tellement plus agréable s’il n’y avait le réel, comme la vie des professeurs d’université serait tellement plus heureuse s’il n’y avait les étudiants…

Et le réel est têtu ! Il compte comme l’un des critères de vérification d’un système. Un système aura beau dérouler sa tapisserie magnifiquement tissée et bariolée, si les motifs de cette tapisserie ne sont pas conforme au réel, elle ne sera pas adoubée par la vérité.

C’est ainsi que la bourgeoisie haïtienne n’a jamais tenu son rôle : si jamais elle avait un rôle à jouer ! La grande ruse du Diable, dit-on, est de faire croire qu’il n’existe pas ; le tour de force de la bourgeoisie haïtienne est de faire croire qu’elle existe. La bourgeoisie haïtienne, depuis qu’elle prétend exister, n’a jamais œuvré pour la liberté, l’égalité, la fraternité. Beaucoup des malheurs d’Haïti viennent de ce que ses « bourgeois » n’ont jamais vraiment cru en ce pays. Ils n’ont jamais développé une culture bourgeoise proprement haïtienne. Un « bourgeois » haïtien, au milieu du siècle dernier, était pâmé de fierté quand un aristocrate anglais de passage à Port-au-Prince lui confia « qu’à part la couleur de votre peau, on se croirait à Londres, dans un salon de l’aristocratie anglaise ». Ce bourgeois haïtien ne connaissait pas l’humour anglais. Et il ne savait pas qu’au même moment, à l’autre bout du salon, près de l’embrasure d’une fenêtre, un planteur américain le toisait, qui venait de recevoir un compliment aussi prodigieux. « Je vois », dit son interlocuteur, « que vous admirez ce magnifique spécimen d’homme. Il a presque deux mètres. Et quel port !… » L’Américain répondit : « Oh ! Je me disais seulement qu’il eût fait un magnifique étalon pour mes négresses, dans mes plantations, dans le Sud. Il eût pu me produire de merveilleux négrillons qui deviendraient plus tard de bons ramasseurs de coton, rudes, travailleurs, résistants… »

L’Armée d’Haïti aura beau faire : elle ne pourra que faire semblant d’être l’héritière de « L’armée sublime des va-nu-pieds » des guerres de l’Indépendance. Elle est une armée créée au temps de l’occupation américaine pour combattre les Cacos et réprimer les mouvements populaires.

La bourgeoisie haïtienne, si elle existe, ce serait de manière anthologique, en morceaux choisis, en quelque sorte : la bourgeoisie d’État, parasitaire, la « bourgeoisie » duvaliériste, partie prenante de la terreur que fit régner les Duvalier, a freiné les tentatives de certains entrepreneurs de développer quelques secteurs de la vie économique haïtienne. Une bourgeoisie qui n’a jamais été productrice, qui vivait d’import-export, une bourgeoisie rentière…

La hiérarchie de l’Église catholique d’Haïti ne s’est jamais alignée sur des positions nationales. Elle a organisé la répression de la culture haïtienne, sous prétexte d’évangélisation. Comme elle l’a fait partout d’ailleurs. Elle a entrepris des croisades contre le vodou. Elle s’est livrée à une véritable opération de décervelage des citoyens haïtiens, quand elle était étrangère ; quand elle est devenue nationale, elle s’est dressée contre ce que la frange progressiste de son clergé a créé de plus fraternel, la théologie de la libération, qui accorde une oreille attentive aux besoins du petit peuple et lutte pour les combler. Mais derrière les mornes il y a d’autres mornes, disent les paysans haïtiens, et derrière l’Église catholique, il y a pire : c’est, armé des Évangiles porteuses d’amour, d’espoir et de fraternité, que, dans les années quatre-vingt dix, un pasteur protestant a voulu « désacraliser » le Bois Caïman. « Le Bois Caïman fut un pacte diabolique entre Satan et le peuple haïtien. », disait ce pasteur. Imaginez : l’acte fondateur d’Haïti assimilé à un pacte avec le diable ! Les hiérarchies chrétiennes n’ont même pas compris qu’il faut tout changer pour que tout reste pareil.

Mais voilà : nous continuons à regarder le monde non d’après ce que nous voyons, mais d’après ce que nous savons – ou croyons savoir. D’après ce que l’Histoire nous a mis en tête. D’après les histoires qu’on nous a contées. D’après les grilles de lecture qu’on nous a imposées. Ce qui fait qu’il y a un divorce entre le système et le monde.

Nous continuons à croire que l’Armée est grande, que les églises sont charitables, que la bourgeoisie est productrice de richesses.

Cette foi est nécessaire. Elle est l’un des instruments essentiels de cette petite musique de nuit qui assure la cohérence de notre être et sans laquelle nous ne saurions vivre. Oui, cette foi est nécessaire, et l’on sait que la foi, autre mot pour désigner le réel, n’a rien à voir avec la logique…

Les photos que le CIDIHCA propose dans ce chapitre ont été choisies davantage pour leur plus-value métaphorique que pour leur valeur documentaire. Les visages qu’elles présentent appartiennent davantage à des personnages qu’à des personnes. Elles nous apprennent que ce qui est beau n’est pas toujours vrai.


Roland Paret

rolandlapanique@hotmail.com
Paru dans Haiti Tribune 2006