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mercredi, mai 13, 2009
lundi, février 02, 2009
Michaele Jean en Haiti
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à distribuer - merci
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sara rénélik
À: belle déesse
Pour votre information.
Cordialement,
Nancy Roc
Journaliste indépendante
Membre de la FPJQ
L’honnêteté intellectuelle, voilà la qualité dont doit s’enorgueillir un travailleur de l’esprit – Gary Victor, écrivain Haïtien, Extrait de Je sais quand Dieu vient se promener dans mon jardin
http://www.lematinhaiti.com/Article.asp?ID=16976
INTERVIEW / Haïti : « Il est minuit moins dix et c’est déjà la catastrophe »
Nancy Roc en entretien avec la Gouverneure générale
(Son Excellence, Michaëlle Jean, Gouverneure générale du Canada)
Une interview exclusive avec notre collaboratrice Nancy Roc
Suite à sa dernière visite en Haïti, Son Excellence, la Très Honorable Gouverneure Générale du Canada, Mme Michaëlle Jean nous a accordé le 28 janvier écoulé une interview exclusive à Rideau Hall, Ottawa. Les temps forts de cette entrevue ont été marqués par l’émotion, la spontanéité et l’authenticité des propos et conseils prodigués par Mme Jean pour son pays d’origine. La Gouverneure Générale du Canada nous a fait part de sa profonde préoccupation face au désastre écologique et à la crise alimentaire auxquels le pays doit faire face. Elle insiste sur l’urgente nécessité d’une stratégie nationale pour endiguer les maux qui affligent et caractérisent la société haïtienne aujourd’hui. Pour Mme Jean, Haïti ne pourra pas se sortir du cercle de la misère sans une aide internationale soutenue, la responsabilisation de la population et l’inclusion de la diaspora haïtienne dans la coopération. Elle souhaite aussi, qu’on puisse donner à la Première ministre, Mme Michèle Duvivier Pierre-Louis, « les leviers nécessaires pour qu’elle puisse agir ».
On ne finit pas de compter les ravages laissés par le passage des quatre ouragans en Haïti, l’année dernière. Les dégâts occasionnés par les ouragans sont évalués à près d’un milliard de dollars américains et la Gouverneure Générale du Canada est venue récemment faire sa propre évaluation de l’étendue du désastre. Elle le mesure dans toute son ampleur, sans cacher sa douleur et avoue avoir pleuré en survolant les Gonaïves. « Au-delà des traces créées par les cyclones, j’ai pleuré parce que survoler Haïti c’est comme survoler le corps d’un animal blessé », déclare-t-elle en soulignant que dans l’hélicoptère qui survolait la Cité de l’Indépendance, elle avait l’impression « d’ausculter un corps malade ». Pour Michaëlle Jean, survoler les montagnes pelées de son pays d’origine, est toujours un choc.
Haïti, entre le courage et la démesure
Lorsqu’elle parle d’Haïti, Michaëlle Jean prend le pas sur la Gouverneure Générale. Elle ne peut cacher sa profonde et sincère préoccupation pour le pays de « toutes les misères », celui qui l’a vue naître. De même que son attachement viscéral à sa terre natale. Celui qui a fait d’elle, ce qu’elle est aujourd’hui, aime-t-elle rappeler. Pour Michaëlle Jean, Haïti est « une dure école mais c’est une école de courage où j’ai appris qu’abandonner n’est pas acceptable. Il faut toujours se relever », dit-elle. Ce courage, elle dit l’avoir rencontré dans toutes les localités qu’elle a visitées, « où les gens avaient retroussé leurs manches et essayaient de tenir ».
Lors de son récent passage, l’époux de Mme Jean, Son Excellence M. Jean Daniel Lafond avait déclaré qu’Haïti est « le pays du courage et de la barbarie extrêmes, mais où le premier phénomène a dû trop souvent affronter le deuxième pour créer un cadre politique et économique au service de l’humain » Partage-t-elle son point de vue ? Oui, répond-t-elle, en disant qu’à travers l’histoire de ce pays, on constate que « la barbarie s’est exprimée de façons extrêmes. Il y a eu des démesures ». Pour Michaëlle Jean, cette barbarie s’exprime encore aujourd’hui en Haïti. « Il y a des tableaux de misères insoutenables et qui ont un impact des plus barbares sur la condition humaine en Haïti», affirme-t-elle, Paradoxalement, c’est aussi, « le pays de tous les courages » et c’est ce qui lui donne encore de l’espoir chaque fois qu’elle se rend dans son pays d’origine. C’est pour aller à la rencontre de ce courage, partout sur le terrain et être à l’écoute de la population que la Gouverneure Générale refuse de se cantonner « dans un cadre officiel à discourir ». Pour elle, il faut se rendre sur le terrain pour rencontrer la population car « la plus grande richesse d’Haïti ce sont les gens et ce sont ces forces vives qu’il faut soutenir», dit-elle.
Casser la dynamique de l’assistance
Au moment de l’investiture du président Préval en mai 2006, la Gouverneure Générale du Canada avait fait un vibrant plaidoyer pour que le peuple haïtien rompe avec son passé. «La misère ne peut pas être quelque chose qui définit ce pays », avait-elle dit. Aujourd’hui, la situation s’est aggravée et en Haïti on a toujours tendance à vouloir prioriser les droits civiles et politiques au détriment des droits sociaux et économiques. Comment peut-on briser le cercle vicieux de la misère avec une telle tendance et dans un pays classé parmi les plus corrompus de la planète ? « J’ai senti en Haïti de l’exaspération. J’ai senti une impatience qui se manifeste partout et la population veut voir des changements réels », constate la Gouverneure Générale. Même si elle se rend compte que rien ne peut se faire du jour au lendemain, elle avoue « être parfois exaspérée par le fatalisme » qui existe en Haïti. Aujourd’hui, il faut agir, insistet-elle et « le Canada prend très au sérieux le renforcement des institutions publiques et la modernisation de l’État ». Au-delà de l’aide canadienne, Mme Jean revient sur la nécessité d’établir « un pacte social, un compromis social » afin que tous les Haïtiens comprennent qu’on « ne peut pas continuer avec le chacun pour soi, chacun pour son clan. Il faut se demander quel est l’intérêt supérieur de ce pays et comment répondre ensemble aux besoins de la population ». Pour Mme Jean, on ne peut pas uniquement blâmer le gouvernement. Il faut aussi que les citoyens apportent leur contribution au changement. « Il y a encore un chemin à faire quant à la prise de conscience de la responsabilité en Haïti pour le bien commun », une responsabilité qui, pour Mme Jean, doit être à la fois individuelle et collective. « La corruption nuit au bien commun » en Haïti, soulignet-elle, et c’est pour cela que le Canada tient à renforcer la bonne gouvernance autant que les institutions de la République. Pour la Gouverneure Générale, la justice est aussi primordiale et « il faut mettre fin à l’impunité », d’une part. D’autre part, « il y a aussi la responsabilité fiscale qui va de pair avec la bonne gouvernance et la responsabilité collective. Payer ses impôts, c’est aider l’État à avoir des leviers pour agir et l’aider à remplir ses coffres pour mener à bien des politiques et des actions qui bénéficient à l’ensemble » de la population. Elle reconnaît que le problème de ressources en Haïti «est très grave et que, par les temps qui courent, les pays les plus faibles seront encore plus frappés » par la crise financière internationale. C’est notamment face à ce constat qu’elle pense qu’il est important de « maintenir Haïti à l’agenda des bailleurs de fonds et de la communauté internationale pour qu’Haïti puisse disposer des moyens nécessaires pour mener à bien sa stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté», explique-t-elle. Elle reconnaît aussi que cette stratégie, formulée dans le Document de stratégie nationale pour la croissance et la réduction de la pauvreté (Dsncrp) doit être révisée après le passage des quatre cyclones en Haïti. « C’était là un des buts de ma visite : de faire l’état des lieux, de voir avec les représentants des organisations internationales et les autorités haïtiennes, comment on peut mettre à jour les priorités », déclare Mme Michaëlle Jean. À partir de là, il faut « très vite qu’on parte de cette étape vers une rencontre technique et ensuite une conférence des bailleurs qui permettra d’arrimer les efforts pour venir en aide aux nombreux besoins d’Haïti ». Toutefois, elle insiste sur le fait que les besoins, les priorités et la stratégie pour satisfaire ceux-ci soit définis par les Haïtiens eux-mêmes. « Il faut à un moment casser la dynamique de l’assistance. Il faut un plan et une vision qui puissent élargir le cercle des pays solidaires d’Haïti, mais autour d’éléments établis d’abord par Haïti ».
Inclure la diaspora dans la coopération
Michaëlle Jean sourit ironiquement quand elle entend dire que certains politiciens en Haïti prônentdans des récentes déclarations autour d’une révision constitutionnelleque, seuls des Haïtiens « authentiques » doivent pouvoir occuper des postes d’élus ou de hautes fonctions dans l’appareil d’État. Elle rappelle que les compatriotes de la diaspora n’ont pas choisi d’abandonner leur nationalité haïtienne. «Nous avons été déchus de cette nationalité par des régimes qui considéraient que toute personne qui s’opposait à certaines situations en Haïti, devenait indésirable », précise-t-elle. Pour Michaëlle Jean, tout Haïtien de la diaspora se définit toujours comme Haïtien et, ceci, sur plusieurs générations. « Il y a un sentiment d’appartenance très fort qui nous marche dans le sang, dans les tripes, dans le cœur, dans la tête. On ne rompt jamais ce cordon ombilical et quand Haïti souffre, nous souffrons aussi », dit-t-elle. Pour Mme Jean, les Haïtiens de l’intérieur ne doivent pas se sentir menacés par les forces vives de la diaspora mais, au contraire, établir un dialogue avec la diaspora et se dire que, dans l’intérêt supérieur de la nation, il faut compter sur toutes les forces vives du pays. La Gouverneure générale pense qu’il « faut inclure la diaspora dans toute la stratégie de coopération avec Haïti. La diaspora se doit d’en être un élément pivot », souligne-t-elle, tout en souhaitant que l’on puisse canaliser davantage les apports de la diaspora, tant dans un fonds de développement que dans les transferts de connaissance qui pourront aider à atteindre un développement social, humain et durable. « Il y a un désir réel de la diaspora de contribuer au développement d’Haïti. L’apport de la diaspora est donc crucial et il faut le structurer davantage, le maximiser et avoir un encadrement qui puisse donner les meilleurs résultats possibles afin qu’on puisse arriver à un changement majeur », conclut-elle à ce sujet.
Une précarité potentiellement explosive
Lorsqu’on évoque la crise alimentaire et le potentiel de nouvelles émeutes en Haïti, le visage de la Gouverneure générale s’assombrit. Elle ne cache pas sa profonde inquiétude quant à la famine qui guette 3 millions d’Haïtiens en mars prochain. Elle avoue avoir ressenti un sentiment d’urgence du côté des autorités haïtiennes, sentiment qu’elle dit partager. « Le Canada sent cette urgence et n’est pas le seul pays à sentir qu’il faut absolument que la situation de précarité ne devienne pas potentiellement explosive», a-t-elle dit tout en avertissant qu’il « ne faut jamais prendre pour acquise la patience des populations ». Tout en reconnaissant la patience du peuple haïtien, elle pense que lorsqu’un « ventre crie famine, il y a un moment où cela vient à bout de la patience ». Face à une telle urgence, la Gouverneure Générale revient encore sur la nécessité pour Haïti d’avoir un plan d’ensemble, une stratégie et c’est sur ce sujet qu’elle s’est entretenue avec les autorités haïtiennes durant sa mission en Haïti. Elle déclare avoir «soupesé et mis en partage» toute sa compréhension et son analyse de la situation tant avec les autorités qu’avec tous les représentants des différents bailleurs de fonds et d’organisations internationales sur place. « Partout, le sentiment d’urgence était là et c’est pourquoi je me suis permise de dire qu’il fallait passer à l’action ». Pour Mme Jean, il était donc important de vérifier l’impact des projets qu’appuie le Canada en Haïti. C’est pour cela qu’elle s’est rendue sur le terrain notamment au Sud qui a moins retenu l’attention de la communauté internationale lors du passage des cyclones. Elle a été dans la ville des Cayes où les émeutes de la faim ont débuté en avril 2008. Elle s’est aussi rendue à Ennery pour évaluer l’appui canadien dans les secteurs de l’agriculture, de la santé et de l’éducation. Accompagnée du maire d’Ennery, la Gouverneure Générale du Canada a pu voir le pont local, qui s’est effondré lors de la dernière saison des cyclones. Elle a offert un don de 200 arbres à la ville d’Ennery pour la revalorisation de l’environnement, et rencontré les bénéficiaires de l’aide canadienne. Un programme de 450 000 $ financé par le Canada fournira des bestiaux à 300 familles et des semences à près de 2000 autres familles qui ont tout perdu lors des tempêtes. Michaëlle Jean avait aussi présenté ses félicitations à la population d’Ennery pour son courage et sa façon d’œuvrer pour survivre.
À son retour à Ottawa, Mme Jean a mis au parfum les autorités canadiennes et l’Agence Canadienne pour le Développement sur son évaluation de la situation autant que sur les nouveaux besoins de la population haïtienne. Comme si elle craignait une fatigue de la communauté internationale envers Haïti, Mme Jean souligne dans un souffle appuyé, «l’important c’est qu’Haïti puisse être encore à l’ordre du jour et à l’agenda ». Le Canada est le deuxième bailleur bilatéral en importance en Haïti qui est le plus important bénéficiaire de l’aide canadienne au développement à long terme dans les Amériques et le second dans le monde. Le Canada s’est engagé à consacrer 555 millions de dollars sur cinq ans (2006-2011) aux efforts de reconstruction et de développement en Haïti. Pour la Gouverneure Générale, aujourd’hui, « il faut éviter tout découragement » pour que la communauté internationale n’ait pas l’impression que son aide ne consiste qu’à être « des coups d’épée dans l’eau ».
Une catastrophe très avancée
Le Canada peut-il prendre le leadership environnemental en Haïti ? Là encore, Mme Michaëlle Jean revient sur la nécessité pour les autorités haïtiennes d’établir un plan, une stratégie et arrimer les efforts autour de grands projets avec un échéancier à court, moyen et long terme. Sans cet effort préalable, la gouverneure Générale pense qu’il n’y aura « de façon éparse, qu’une multitude de petits projets et non une vision globale, une stratégie nationale ». Pour Mme Jean, la question environnementale est donc cruciale car, selon elle, « on ne peut pas penser développement humain, développement durable, sans s’attaquer à ce problème ». Pour elle, il est regrettable qu’on « agisse toujours en catastrophe en Haïti, tous les efforts sont dispersés et il n’y a pas de concentration des efforts, des stratégies et des actions ». Tout en saluant « la sensibilité » du président Préval et « l’intérêt soutenu » de la Première ministre, Mme Michèle Duvivier PierreLouis, sur la question environnementale, la Gouverneure Générale passe un message très fort : « Il est minuit moins dix et tout le monde réalise que la catastrophe est déjà très, très, très avancée », avertit-elle.
À la question de savoir si les autorités haïtiennes ont réellement une vision pour le pays, Michaëlle Jean refuse d’être défaitiste. Elle constate qu’il y a eu des progrès en matière de sécurité en Haïti et une certaine stabilisation politique depuis 2006, malgré certains soubresauts. Elle en tient pour preuve sa visite dans le quartier de Bel Air où, auparavant, elle n’aurait jamais pu se rendre. Il faut aujourd’hui établir une certaine confiance (entre le peuple et le gouvernement). « Je suis ravie que ce soit Mme Pierre-Louis qui soit Première ministre mais il faut lui donner des leviers pour qu’elle puisse agir », souligne la Gouverneure Générale pour qui « la confiance se cultive et se mérite ».
Montréal, le 30 janvier 2009
Par Nancy Roc
lundi 2 février 2009
Actualités
•Port-de Paix / Drogue / Une enquête presque foirée à cause d’une perquisition et des commérages !
•HAÏTI/14 E RÉUNION DE L’AEC / Un sommet placé sous le signe de l’unité et de la solidarité
•Kidnapping/Barreau de Port-au-Prince
•SÉNATORIALES 2009 / En attendant la liste officielle des candidats : les contestations !
•HAUT ARTIBONITE/COOPÉRATION HAÏTIANO-CANADIENNE / Ennery : les traces des derniers ouragans persistent
Éditorial
•« Ô happy day »
•La longue marche !
•De l’audace d’entreprendre
•2009 : déjà la concrétisation de moroses prédictions?
•La CCIH et Haïti : penser le pays
Agora
•L’AUGMENTATION DE LA PRODUCTION AGRICOLE ? / La seule solution : La revalorisation de la profession agricole en milieu rural (2)
•Bè bè bè bè bè bè bè, nan kabrit ooo, mwen di…
•Quand l’Iran rencontrera Obama
•L’AUGMENTATION DE LA PRODUCTION AGRICOLE ? / La seule solution : la revalorisation de la profession agricole en milieu rural (1)
•Ces jeunes qui nous regardent
Économie
•FORUM / Faciliter l’accès au crédit en milieu rural
•Monde rural : quel financement faudrait-il attendre de l’État haïtien ?
•CARNAVAL/RENTABILITÉ / Exploiter les atouts et opportunités économiques du carnaval
•Interventions de la Banque centrale sur le marché local des changes
•René Préval souhaite faire d’Haïti une destination touristique importante de la Caraïbe
Société
•Horoscope du 30-01-09
•Une pilule pour tomber amoureux?
•HAÏTI/ RÉPUBLIQUE DOMINICAINE / FESTIVITÉS / Un carnaval haïtien à Santiago
•Le temps s’est arrêté ! (voir édition précédente)
•Insolites
Culture
•Irak: une chaussure géante en hommage au journaliste ayant visé Bush
•Irak: une chaussure géante en hommage au journaliste ayant visé Bush
•LIVRES EN LIBERTE / La caravane s’est arrêtée à Mirebalais
•L’épanouissement du jazz créole gagne l’Olympia
•HAÏTI/CARNAVAL 2009 / « C’est le même parcours… mais en sens inverse ! »
Sport
•Joseph S. Blatter commence par le Brésil
•Tour d'horizon
•Cristiano Ronaldo l’extra-terrestre
•FOOTBALL / Le Baltimore attend son adversaire pour la finale !
•Rien de bon
A la Une
•Île de La Gonave : Ouvrir les chantiers de la modernisation d’Haïti
•INTERVIEW / Haïti : « Il est minuit moins dix et c’est déjà la catastrophe »
•Loi de finances 2008-2009 / Députés et sénateurs insatisfaits, et puis… ?
•HAÏTI /DÉVELOPPEMENT LOCAL / Quand Thiotte sort des ténèbres…
•Nord’Est / Sénatoriales / Affaire Rudolph Boulos / Le nombre de sièges à pourvoir fixé selon la résolution du Sénat !
Monde
•Tour du monde
•BRÉSIL / Le Forum mondial social de Belem s’achève et prédit la mort du capitalisme
•USA / Un Noir élu à la tête du parti républicain
•AFRIQUE / Ouverture du 12e sommet de l’Union africaine
•KENYA / Incendie d’un camion-citerne, une centaine de morts
Créole
•N ap kanzò nan filozofi
•Pote mak
•KOMEMORASYON LANG KREYÒL / Bay lang kreyòl la plis jarèt !
•Ronaldo meyè jwè ane 2008 la !
•Sou yon branka
Nancy Roc
Journaliste indépendante
Membre de la FPJQ
L’honnêteté intellectuelle, voilà la qualité dont doit s’enorgueillir un travailleur de l’esprit – Gary Victor, écrivain Haïtien, Extrait de Je sais quand Dieu vient se promener dans mon jardin
vendredi, janvier 16, 2009
mardi, novembre 11, 2008
Pour les jeunes d'origine Haîtienne(Soutien scolaire)
RECHERCHÉS : des jeunes québécois d'origine haïtienne qui éprouvent des difficultés scolaires et des adultes de notre communauté qui veulent les aider en tant que cybermentors.
Merci d'y participer et de faire suivre ce message !
PROGRAMME DE CYBERMENTORAT
Pour les jeunes québécois d'origine haïtienne
Demandez ou Offrez du soutien scolaire en ligne
Courriel, Chat, Forum
Participation gratuite
Pour en savoir plus ... http://cybermentorat.site.voila.fr
Pour les jeunes d’origine haïtienne
Info:Ernst Weche
Http://pages.videotron.com/fweche
jeudi, octobre 09, 2008
Art, Culture Théâtre
Dans le cadre du Mois du créole à Montréal
K.E.P.K.A.A
présente DEFILE
UNE PIÈCE DE THÉÂTRE DE
GARY VICTOR
Nan kad Mwa kreyòl
nan Monreyal la, K.E.P.K.A.A
ap prezante DEFILE
YON PYÈS TEYAT EKRI PA
GARY VICTOR
SAMEDI 11 OCTOBRE À 19H30.
La Troupe de Théâtre Créole d’Haïti revient au Mois du créole avec DEFILE, une pièce écrite par Gary Victor, un habitué du salon du livre de Montréal. La scène se passe dans un cimetière où une jeune fille folle, un ivrogne qui se permet de tout, et Baron Samedi, le chef suprême des lieux, se livrent à un jeu intense au suspense diabolique. Que cherchent-ils dans cet endroit sinistre? La mise en scène est de Ralph Civil. Les acteurs sont : Jeff Edouard A. Chéry, Houslène René, Johndy Georges, Kénol Désir, Coachy Jean-Baptiste, Volp Vivien, Riché Kenskoff, Nerlande Gaétan, Francesca Mérité et Natacha Jeune Saintil. En lever de rideau: le Duo Tac de Montréal avec Marie-Claudette Ciriaque et Jean-Robert Bellarmin. Lieu : Collège Ahuntsic, 9155, rue Saint-Hubert. Prix d'entrée: 20$ à l’avance. Tél. 514 802- 0546 / 514 962-8640.
SAMDI 11 OKTÒB, 7È30 PM.
Twoup «Teyat kreyòl» d’Ayiti tounen nan Mwa Kreyòl la avèk DEFILE, yon pyès Gary Victor ekri, yon ekriven ki patisipe souvan nan salon liv Monreyal la. Sèn yo dewoule nan yon simityè, kote yon jenn fi ki fou, yon tafyatè atoufè ak Bawon Samdi, chèf apre Bondye nan simityè a, ap jwe yon jwèt malouk ki bay tout moun laperèz. Kisa y ap chache nan yon kote mabyal konsa? Se Ralph Civil ki monte pyès la. Aktè yo se: Jeff Edouard A. Chéry, Houslène René, Johndy Georges, Kénol Désir, Coachy Jean-Baptiste, Volp Vivien, Riché Kenskoff, Nerlande Gaétan, Francesca Mérité, Natacha Jeune Saintil. Pou Louvri sware a ap gen: «Duo Tac de Montréal» avèk Marie-Claudette Ciriaque e Jean-Robert Bellarmin. Ki kote : Collège Ahuntsic, 9155, ri Saint-Hubert. Kotizasyon 20$ davans.
Tel. 514 802- 0546 / 514 962-8640.
samedi, septembre 06, 2008
vendredi, septembre 05, 2008
jeudi, août 28, 2008
mercredi, août 27, 2008
samedi, août 23, 2008
Olympiques Médaillés Haitiens
Médaillés haïtiens
De : jcicart@videotron.ca
Envoyé :
22 août 2008 20:28:08
À :
Médaillés haïtiens aux Jeux olympiques
C’est aux Jeux Olympiques de Paris en 1924 qu’Haïti gagna sa première médaille olympique, une médaille de bronze au tir à la carabine par équipes. L’équipe haïtienne était composée de Ludovic Augustin, Destin Destine, Saint Eloi Metullus, Astrel Rolland et Ludovic Valborge (http://www.lequipe.fr/Jo/JoTableauMedailleE_1924.html).
L’équipe américaine remporta la médaille d’or avec un score de 676 points. L’équipe haïtienne obtint un score de 646 points, le même total que la France qui récolta la médaille d’argent, sans doute en raison d’une modalité technique (http://fr.wikipedia.org/wiki/Tir_aux_jeux_Olympiques_de_1924).
À ces Jeux de Paris en 1924, Sylvio Cator termina 15e au saut en hauteur et 12e au saut en longueur.
Aux Olympiques suivants, soit les Jeux d'Amsterdam en 1928, Sylvio Cator termine 2e (médaille d’argent) au saut en longueur avec un bond de 7m58. Un mois plus tard, soit en septembre 1928, Sylvio Cator a battu le record du monde au sait en longueur avec un bond de 7m93 au Stade olympique de Paris. (http://haitipositif.blogspot.com/2008/06/sylvio-cator-cet-athlte-inconnu.html). Je pense que ce record n’a pas été homologué en raison d’un vent légèrement favorable. Il a cependant été noté comme une performance remarquable.
Un autre grand athlète haïtien, André Théard, a couru le 100 mètres aux Jeux olympiques d’Amsterdam en 1928 (http://en.wikipedia.org/wiki/Athletics_at_the_1928_Summer_Olympics_-_Men's_100_metres). Il ne réussit cependant pas à se qualifier pour la finale.
André Théard avait gagné la médaille d’or aux 100 mètres aux Jeux universitaires (pré-olympiades) de 1927 et 1928, les deux fois avec un temps de 10sec6 (http://www.gbrathletics.com/ic/wsg.htm). Aux Jeux olympiques de 1928, le gagnant fut le canadien Percy Williams avec un temps de 10sec8 !
Aux Jeux Olympiques de Los Angeles en 1932, Sylvio Cator a fini 9e au saut en longueur (il participa donc à trois jeux Olympiques).
À signaler : dans le catalogue de la Foire ‘Livres en folie » de 2007, on remarque un titre de Pascal Médan : Sylvio Cator et André Théard, gouverneurs de la cendrée (Référence #5285-COP, Prix: Gdes 98.00) (http://www.livresenfoliestore.com/acatalog/COMMUNICATION.html
Rappelons enfin la médaille d’or de Bruny Surin aux Jeux d’Atlanta, avec l’équipe canadienne du relais 4X100m.
Jean-Claude Icart
Août 2008
lundi, juillet 28, 2008
Funérailles de Jean Bolté
http://mail.google.com/mail/?ui=2&ik=677efe39ce&realattid=0.2&attid=0.1&disp=inlin
BOLTÉ, Jean
Port-au-Prince, 4 février 1924 - Montréal, 15 juillet 2008
À Montréal, le 15 juillet 2008, s'est éteint paisiblement Jean Bolté, à l'âge de 84 ans, au pavillon Alfred Desrochers de l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal.
Il laisse dans le deuil son épouse Liliane Marchand, ses enfants Jancy, Marie Christine, Florence (André Leduc), son petit-fils Raphaël, ses proches et ses amis de toujours, ses amis du Mont-Saint-Louis 1943 et ceux de McGill 1949. Toute sa vie, il a cultivé le sens de la famille et de l'amitié. C'était un rassembleur et un bon vivant.
Le vendredi 1er août 2008, à partir de 13 h, les funérailles se dérouleront comme suit :
• 13 h à 14 h, la famille recevra les condoléances au Cimetière
Notre-Dame-des-Neiges (entrée principale du cimetière),
Chapelle de la Résurrection
4601, Chemin de la Côte-des-neiges
Montréal, Québec H3V-1E7 ;
• 14 h
Funérailles à la Chapelle ;
• Inhumation au cimetière, terrain Z 33 (un guide nous dirigera) ;
• Retrouvailles à la mémoire de Jean au Centre funéraire Côte-des-Neiges,
4525, Chemin de la Côtes-des-Neiges (parking sous l'édifice), Montréal.
Nous vous invitons à faire parvenir vos dons, à la mémoire de Jean Bolté :
Société canadienne du cancer
www.cancer.ca
1 888 939-3333
info@sic.cancer.ca
ou
Fondation de l'Institut de gériatrie de Montréal
www.iugm.qc.ca
fondation.fiugm@ssss.gouv.qc.ca
(514) 340-3546
Des remerciements sont adressés à toute l'équipe du Pavillon Alfred-Desrochers, pour leur dévouement et leurs bons soins.
Vous pouvez transmettre vos condoléances à la famille :
florence.bolte@sympatico.ca
Téléphone : 450-467-8909
Par courrier : B.P. 85019, MONT-SAINT-HILAIRE, Québec, Canada J3H 5W1
--
Jancy Bolté
6ème Ave Verdun, Québec
H4G 3A2
TéL:514 678 9498
jancybolte@gmail.com
--
Jancy Bolté
6ème Ave Verdun, Québec
H4G 3A2
TéL:514 678 9498
jancybolte@gmail.com
e&view=att&th=11b559644475fe95
mardi, mai 20, 2008
Libre pensée Incompréhension (Haïti en Marche)
Incompréhension !
… Nous venons d’un pays qui ne finit pas
de se faire, de se défaire, de se refaire. Coureurs de
fond, nous avons franchi cinq siècles d’histoire,
opiniâtres et inaltérables galériens. Nous avons
subsisté, persévéré sur les flots du temps, dans cette
barque putride et imputrescible à la fois, dégradable
et pérenne. Notre histoire est celle d’une perpétuelle
menace d’effacement, effacement d’un paysage,
effacement d’un peuplement.
… Et pourtant, nous franchissons la durée,
nous traversons le temps, même si le sol semble se
dérober sous nos pas. Malgré vents et marées, malgré
ce présent en feu, ce temps de tourments, cette éternité
dans le purgatoire, nous continuons à survivre en
nous livrant à d’impossibles gymnastiques.
Émile Olivier (Passages, 1991)
On devait s’y attendre. Il fallait qu’il parlât.
La première fois, il avait gardé silence. Il s’était vite
fait oublier. Incompréhensible. Cette fois il avait trop
senti le poids de l’incompréhension et il devait réagir.
Compréhensible. Un ami me passa un coup de fil pour
me donner la nouvelle. Je le savais. Je savais qu’il
allait vouloir s’expliquer cette fois, expliquer
l’incompréhension dont il s’était senti victime. Je n’ai
pu le lire que sur Internet. Je n’avais pas pu jouir de la
magie du direct, je n’avais pas pu sentir le stress
précédant la déclaration, je n’avais pas pu observer la
mise en scène, ni analyser le spectacle ni savoir ce qui
se passait dans les coulisses. Enfin, on ne peut pas
tout avoir, bien que nos hommes d’affaires croient
qu’en Haïti (les intelligents !!!), tout est possible, tout
est faisable, tout est justifiable, tout est achetable (il
faut simplement trouver le prix).
Jamais ! Au grand jamais ! comme disait ma
Grand’mère. Tout n’est pas achetable. Tout ne peut
pas être dit non plus. « Bouch mangé tout mangé men
li pa palé tout pawòl » dit-on en Haïti. Cependant, en
ce moment, en ces moments de stress, de déception,
de rage contenue, tout pouvait être dit. « Mieux vaut
mourir incompris que passer sa vie à s’expliquer »
disait Shakespeare. Il va devoir continuer à le faire.
A s’expliquer. A expliquer son explication.
dire, ne rien passer sous silence, voilà ce qui semblait
être l’objectif du point de presse. Complot. Trahison.
Crime de lèse patrie. Manigances et magouilles.
Incompétence. Trafic d’influences. Corruption en un
mot, de cette corruption qui modifie attitudes et
comportements, provoque des réactions mensongères
et mesquines, crée des justifications illégales ou
allégales et parasite complètement le système de
fonctionnement du pays. Tout a été dit soit
ouvertement, soit entre les lignes. Tout le monde
devrait pouvoir comprendre ce qu’il a dit et surtout
comment il l’a dit.
Suite à la lecture du discours, je n’ai pu
m’empêcher de téléphoner à quelques membres du
CRABE pour savoir ce qu’ils pensaient. J’ai pu voir
que je n’étais pas le seul à me poser un tas de questions
sur la compréhension, sur l’incompréhension, sur les
perceptions de la réalité haïtienne, sur la réalité d’Haïti,
sur les réalités en Haïti, sur le sort du pays, sur le futur
des Haïtiens.
Enfin, l’incompréhension, d’après les
« définisseurs », est l’incapacité d’être compris ou bien
de comprendre, de comprendre les choses, de
comprendre les autres. L’incompréhension peut être
aussi de l’insensibilité ou de l’indifférence. En y
pensant, je revis une situation vécue cela fait quelques
années, durant une brève expérience en tant que
« Professionnel de l’éducation ». Mes professeurs, à
l’école et même à l’Université, disaient toujours, après
une explication, après un cours, « me comprenezvous
? ». Ils voulaient être compris sans réaliser parfois
un véritable effort pour s’expliquer. Si l’élève
(l’étudiant, l’individu) auquel ils s’adressaient, ne
comprenait pas c’était simplement parce qu’il était
« bête ». « Nèg sòt ». « Tèt di ». « Bouki ». Vu que
nous reproduisons toujours les comportements vécus
comme des modèles fixes, je ne pouvais échapper à
cette logique et, face à une classe, je reprenais les
mêmes attitudes, je développais les mêmes réflexes.
Un jour, essayant un cours en tandem, à deux dans
une même salle face à une même classe, mon collègue
s’adressa aux étudiants, suite à son intervention, et
leur demanda « me suis-je expliqué ?»
Moi, j’avais expliqué et, la conclusion
logique aurait dû être, d’après moi, la compréhension.
C’était l’époque où l’on se sentait rempli de soi,
l’époque où cette suffisance nous transformait en
« vainqueurs », l’époque où l’incompréhension des
autres indiquait leur « handicap mental » et cela,
d’après nous, nous plaçait au-dessus d’eux. Nous
étions au-dessus du doute, au-dessus des reproches,
au-dessus de l’erreur. On croyait n’avoir de compte à
rendre à personne. Mon collègue par contre, voulait
s’assurer qu’il avait bien transmis ce qu’il avait à
transmettre et faisait comprendre qu’il voulait être
compris et qu’il voulait éviter toute mésinterprétation
de son message.
On ne peut pas vouloir être compris alors
que l’on ne se donne pas la peine de bien expliquer.
Ça, je le compris alors. Je compris le poids de
l’incompréhension. Pour faciliter la compréhension
je vous propose une petite liste de questions qui
prétendent alimenter la réflexion :
Sommes-nous compris par les autres?
Comprennent-ils les actions et les réactions
qui se produisent chez nous ?
Comprenons-nous, nous-mêmes, la portée de
nos actions ?
Avons-nous une crise de compréhension
dans ce pays ?
Sont-ce les « cerveaux » qui manquent,
comme disent certains ?
Enfin, notre cher petit pays va-t-il pouvoir
changer ?
Ce pays sans cesse menacé d’effacement, qui
ne finit pas de se faire, de se défaire, de se refaire,
aura-t-il enfin une opportunité pour se transformer ?
Malgré ce présent en feu, malgré ce temps
de tourments, pourra-t-on trouver la voie de
l’apaisement social, politique, économique ?
Notre petit pays pourra-t-il être à nouveau la
« Perle des Antilles » ?
Me suis-je expliqué ?
Oscar Germain
germanor2005@yahoo.fr
Mai 2008
dimanche, mai 18, 2008
Évènements sur Paris0Haïti dans le monde)eChasimbi

Projections exceptionnelles en présence du réalisateur, Claudio del Punta
> le 23 mai à 20h30 au MK2 Gambetta, Paris
En présence de Mme George Pau Langevin, députée de Paris, présidente du groupe d’amitié
France-Haïti à l'Assemblée.
Adresse: 6, rue Belgrand (20è)
Réservation: 0140303031 et #422
Tarifs: entre 8 € et 9,60 €
> le 27 mai à 20h30 au Cinéma Saint André des Arts, Paris
En présence d'Alain Korenblitt, vice-président d'Amnesty International France.
Adresse: 12, rue Gît le Coeur (6è) M° St Michel
Réservation: 0143264818
Tarifs: 8 €, 6,50 €
> le 26 mai, une soirée spéciale "associations franco-haïtiennes et antillaises"
sera organisée à Paris en présence des représentants des associations partenaires du film:
Collectif Haïti de France, Collectif 2004 Images et Gens de la Caraïbe.
Nous vous tiendrons informés très rapidement du lieu de projection.
Plus d'informations:
Anne Lescot anne@collectif2004images.org
Philippe Hague philippe.hague@gmail.com
www.haiticherie.fr
mercredi, mai 14, 2008
Évènements sur Paris0Haïti dans le monde)eChasimbi
A l'occasion de la Journée Internationale contre l'homophobie
Amnesty Paris organise une projection-débat sur l'homophobie aux Antilles
17 mai 2008 à 19h
Projection de:
"Des hommes et des dieux" d'Anne Lescot
La projection sera suivie d'un débat avec:
Anne Lescot, réalisatrice du documentaire
Jean-Louis Rougeron, Responsable Commission LGBT Amnesty International France
Jacques Lizé, Président de Sos homophobie
David Auerbach Chiffrin Président de Tjenberede
Louis Georges Tin, Porte-parole du Cran
Gilles Bon Maury, Président d’Homosexualité Et Socialisme (HES)
Lieu: Amnesty International France, 72 - 76 bd de la Villette, 75019 Paris.
Métro: Colonel Fabien ou Belleville
Tél (33) + 01 53 38 65 65
P.J. : Le communiqué de Presse
http://www.homophobie.org/
jeudi, avril 24, 2008
En Direct de Port-au-Prince (Le Nouvelliste)
Le Nouvelliste, Port-au-Prince, 15 avril 2008
Sara Rénélik chante ses racines!
A l'occasion de la reprise des manifestations culturelles marquant la 3e édition du festival CulturElles, environ 300 spectateurs se sont massés, le lundi 14 avril 2008, dans les jardins de l'Institut français d'Haïti (IFH), pour délecter des créations de femme. La musique, la danse, la peinture, l'installation, la paillette et la caustique* étaient au rendez-vous.
La voix envoûtante de Sara Rénélik et les éblouissantes créations de Evelyne Etienne-Alcide, Mireille Délice, Evelyne Benoit, Lydia Palais, Pascale Monnin et Sergine André ont épaté les curieux venus explorer les talents de ces artistes. Si l'on a mis du temps pour se rendre à ce spectacle, il a fallu davantage pour vider les lieux. A la fin du spectacle, Paul-Elie Lévy, directeur de l'IFH, a dû réclamer trois chants de plus.
Le rêve, l'amour et l'espoir que prêche Sara à travers ses chansons, l'expression de son corps et ses dires - quand elle s'arrête pour parler au public - ont été captivants. Les rythmes pop, folk-rock et soul et l'urbain naïf (un nouveau style musical inauguré par l'artiste) utilisés ont entraîné les assistants dans l'ambiance. Ils applaudissaient à tout bout de champ. Après chaque interprétation, certains fans faisaient résonner le nom de « Sara » pour exprimer leur contentement.
L'amour viscéral de la chorégraphe pour ses racines haïtiennes transparaît dans ses oeuvres. Sur la scène, fière et plutôt sûre d'elle-même, elle n'a pas manqué d'inviter et/ou d'encourager les gens, les jeunes en particulier, à s'identifier à leurs origines. Pour ce faire, elle propose, entre autres, les artistes, les écrivains et les musiciens comme guides pouvant les conduire dans cette quête identitaire.
« C'est très important de reconnaître d'où l'on vient, sinon l'on ne saura pas où l'on va », clame haut et fort la petite fille de la feue chanteuse haïtienne Marie-Clotilde Bissainthe. Selon elle, les productions artistiques et culturelles doivent refléter nos souches historiques qui sont des éléments fondamentaux dans la connaissance et la compréhension de notre réalité.
Elle s'inspire des productions de Manno Charlemagne, Beethova Obas et Emmeline Michel. De sa grand-mère (Toto Bissainthe), elle hérite la théâtralité de ses interprétations et de ses compositions et de Tabou Combo son énergie. Des textes créoles enrichissent son répertoire. L'extrait suivant a été l'une des chansons à succès du spectacle :
« M pral fè yon rasanbleman
Pou m konnen sa k rive fanmi m yo
Anye wo.
Ayiti se manman libète
Si l tonbe la leve .»
« CulturElles », dans une perspective historique, moderne et internationale, est non seulement une possibilité d'émancipation de la femme, mais aussi une opportunité offerte à la gent féminine de faire valoir son talent dans le domaine de l'art et de la culture. C'est aussi une alternative de promotion des valeurs féminines du terroir, et enfin la projection d'une image plus positive d'Haïti sur la scène mondiale.
*Caustique : en optique et en mathématique, une caustique désigne l'enveloppe des rayons lumineux subissant une réflexion ou une réfraction sur une surface ou une courbe.
Rébecca S. Cadeau
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=56499&PubDate=2008-04-23
N.B.: L'Erreur glissée au sein de l'article à l'effet que Sara Rénélik est la petite fille de Toto Bissainthe a été relatée à l'auteur de cet article.
dimanche, avril 13, 2008
Sara Rénélik au Festival CulturElles
Après une interruption due aux événements survenus dans le pays, le festival CulturElles reprendra ses activités lundi 14 avril.
jeudi, avril 03, 2008
Liste de livres
Numéros Descriptions Auteurs Prix
2-89454-027-2 À corps et à cris Aimée Dandois 12,95
2-89454-172-4 À Micro fermé Clarens Renois 30,00
2-922754-02-2 Aïxa Castillo de arena Florence Bolté Mentale 18,60
2-89454-137-6 Àmes à nu Louis Bernard Antoine 20,00
2-89454-006-X Artistes immigrants, sté québécoise Juan Carlos Aguirre 14,95
2-89454-175-9 Au bord de la falaise Gérard Étienne 20,00
2-89454-147-3 Au coeur de l'anorexie Gérard Étienne 15,00
2-89454-096-5 Au naturel, Regnor C.Bernard Joseph J.Ferdinand 30,00
Au limite de la mémoire à paraître CIDIHCA ET HAÏTI TRIBUNE -
2-920862-82-0 Balafres Marie-Célie Agnant 15,00
023 Byen konte mal kalkilè Koleksyon Sanmba- Créole 5,00
2-89454-187-2 Cinéma et la littérature du Burkina Faso Jean Ouédraogo 30,00
2-9805796-1-0 Compère Jacques Soleil Collectif 10,00
2-923480-01-5 Crises démocratique en Amérique Latine à paraître Mauricio R. Alfaro _
2-89454-067-1 Cuba libre Lilian Devieux 15,00
1-894845-00-5 De Bersimis à la Baie James Éditions Papyruz de J-M Grenier 15,00
2-89454-173-2 Dernier Appel Jean-Marie Bourjolly 20,00
2-89454-164-3 Deux siècles de luttes & d'espoirs Collectif 15,00
2-89454-065-5 Double choc pour Mélanie Marie Soeurette Mathieu 10,00
2-89454-056-6 Erzulie loves Shango Max Dorsinville 15,00
2-89454-181-3 Évasion Jan J. Dominique 15,00
2-920639-95-1 Éveil et conquête, 2ème édition Khada Lumunba 10,00
2-920862-95-2 Faits divers, Lenous Suprice Lenous Surprice 14,50
2-89454-132-3 Fleurs de murailles Janine Tavernier 20,00
2-894545-177-5 Flore Haïtienne Dr. Aliette Honorat Moisset 40,00
2-89454-135-X Foreign shores Marie Hélène Laforest 15,00
2-89454138-4 Gobernadores del rocìo Jacques Roumain 15,00
2-920862-83-9 Haïti : L'inéductable retour Paul Dejean 26,95
2-920862-53-7 Haïti et l'après Duvalier Tome I Cary Hector & Hérard Jadotte 30,00
2-920862-53-72 Haïti et l'après Duvalier, Tome II Cary Hector & Hérard Jadotte 30,00
2-920862-74-X Haïti un an après le coup d'état Jean bertrand Aristide 15,00
2-89454-160-0 Haïti, un diamant dans la boue ? Charles Joseph Charles 25,00
2-89454-047-7 Haïti: l'invasion des ONG Sauveur Pierre Étienne 35,00
2-89454-044-2 Haitiana 1991-1995 Max Manigat 26,00
2-89454-162-7 Heya…danse! Zab Maboungou 20,00
2-89454-171-6 Il faut que les choses changent Webster Pierre 30,00
2-89454-091-4 Inventaire de fin de siècle Jean L. Prophète 15,00
2-89454-007-8 James Wait et les lunettes noires Max Dorsinville 14,95
2-920862-790 Jistis,,,murs peints d' Haïti Mireille Nicolas 39,45
2-89454-060-4 Joujou, amie du vent Joujou Turenne - Collection Enfant 15,00
2-89454-182-1 La boîte noire suivi de Départs Stéphane MARTELLY 18,00
2-89454-075-2 La bourgeoisie nationale Alix Lamaute 15,00
2-89454-150-3 La croix et la bannière Claude Moïse 20,00
2-89454-061-2 La dernière goutte de l'homme Jean Claude Fignolé 15,00
2-89454-184-8 La desenchantée Maire Michèle Voltaire Marcelin 15,00
2-89091-176-4 La dot de Sarah Marie Célie Agnant 20,00
2-89454-136-8 La Gaguère Jean François Chalut & Raymond Succar 30,00
2-89454-151-1 La musique et ma vie Gold Smith Dorval 30,00
2-922528-20-0 La nuit démasqué Stanley Péan 19,95
2-920862-64-2 La presse sous la mitraille Agence de Presse Haïtienne 15,00
2-89454-054-X La républiques-Pièce en trois actes Frantz Antoine Leconte 15,00
2-89454-143-0 L'Amérique tragédie d'un empire Martine 10,00
2-920862-15-4 Land of Hunchbacks Marian Shaw 25,00
2-89454-189-9 L'avenir en face Jerry Tardieu 30,00
2-920862-11-1 Le baiser & autres altérations Jorge Timossi 15,00
2-920862-60-x Le créole haïtien : variation & proaodie Mireille Milfort de ariza 10,00
2-89454-078-7 Le pouvoir législatif dans le système colonial Claude Moïse 25,00
2-89454-073-6 Le singe du dormeur Syto Cavé 15,00
2-920862-56-1 L'échappée vers l'ouest Micheline de Sève 15,00
2-89454-188-0 L'enfant d'une race de deux peuples, de deux iles Richard Nicol 20,00
2-89454-198-8 Les blessures du soleil Jean Norgaisse 20,00
2-89454-179-1 Les campêches de versailles Jean Robert Léonidas 20,00
2-89454-196-1 Les chevaux de bois Roger Edmond 20,00
2-89454-155-4 Les Géants 1804 Rodrigue François 15,00
2-89454-195-3 Les grandes chevauchées Marie Andrée Pressoir 25,00
2-89454-148-1 Les Harmoniques du mensonge Charles Erick Augustin 20,00
2-920862-11-1 L'explosion de 1946 Frantz Voltaire 40,00
2-920562-99-5 L'homme de glace Jean Morriset 17,95
2-89454-117-1 L'humanité et son avenir Yvon Provençal 19,95
020 Mache chèche pa janm domi san soupe Koleksyon Sanmba- Créole 5,00
2-89091-232-9 Mémoire d'une Amnésique Jan. J Dominique 20,00
2-89454-045-0 Mémoire oubliée Haïti 1991-1995 Cécil Marotte, Hervé Rakoto Razafimbahiny 24,00
025 Mizè yon ti bourik Koleksyon Sanmba- Créole 5,00
2-920862-06-5 Négrier d'eux mêmes Jean-Claude Icart 12,00
2-920862-81-2 Névrose vétéro-Testamentaire Jean bertrand Aristide 15,00
2-920862-98-7 Nom de code: Mao Edouard Anglade 25,00
2-920862-80-4 Of rice and blood Paul Anvers 13,99
2-89454-132-5 Où va le Québec Ghila Sroka 19,95
2-89454-194-5 Pawòl Nèg Frantz Toto Lofficial 20,00
2-89454-809-4 Poèmes de la terre pénible Jean Richard Laforest 21,95
2-89454-167-8 Port-au-Prince au cours des ans T 2 en réédition George Corvington 60,00
2-89454-166-X Port-au-Prince au cours des ans-T-1 George Corvington 40,00
2-920862-97-9 Prétendus Créolismes; le couteau dans l'igname Jean Robert Léonidas 20,00
2-8945-109-0 Repensar el socialismo Fernando Martìnez 19,95
2-89454-140-6 SAINT-MARC je m'en souviens Emmanuel Pierre Paul 15,00
2-89454-1740-0 Sang des mots Aimée Dandois Paradis 15,00
2-89454-082-5 Si loin de Cyprès Léliane Young 14,50
2-89454-017-5 Sortir de Marasme Franz Douyon 21,95
2-89454-087-6 Système colonial et problème d'alimentation Vertus Saint Louis 30,00
2-89454-083-3 Tambour battant Maurice Cadet 14,50
2-920862-01-4 The words of a philanthropist Jerry Alexandre 15,00
2-920862-84-7 Transhumance Henry Saint Fleur 15,00
2-89454-190-2 Tribunal des grands vent Tome-III Roland Paret 30,00
2-89454-050-7 Une ceinture de sauvetage pour Haïti Rodney Saint-Éloi 10,00
0-9689573-0-7 Why my Tears my drop Jerry Alexandre 15,00
021 Yon cheval blan san parèy Collection Enfant - Créole 5,00
024 Yon ti kabrit mèg mèg Collection Enfant - Créole 5,00
022 Zafira man Zafira ak mètres lasirèn Koleksyon Sanmba- Créole 5,00
018 Zanfan-Journal des enfants / N- 2 Collection Enfant - Créole 2,50
017 Zanfan-Journal des enfants / N- 3 Collection Enfant - Créole 2,50
019 Zanfan-Journal des enfants / N- 4 Collection Enfant - Créole 2,50
lundi, mars 31, 2008
vendredi, mars 28, 2008
Évènement
Monsieur/ Madame,
Le CIDIHCA (Centre International de Documentation et d'Information Haïtienne, Caribéenne et Afro- Canadienne), vous invite au lancement de l'extension de son site web consacré à l'intégration de la communauté Haïtienne au Canada le dimanche 30 Mars 2008 de 7 :00- pm à 9 :00 pm au Café Délima.
Café Délima
6409 St-Hubert coin Beaubien
Métro Beaubien
ENTRÉE GRATUITE
Contact: Sarah Godefroy au (514)845-0880 ou (514) 814-8017. sarah.godefroy@gmail.com
mercredi, mars 19, 2008
mardi, mars 11, 2008
dimanche, mars 09, 2008
samedi, mars 08, 2008
dimanche, février 17, 2008
Art Littérature (eChasimbi)
Louis-Philippe Dalembert présentera
le samedi 23 février 2008, de 18 à 20h
Histoires d’amour impossibles… ou presque
Librairie Anibwe : Quartier Montorgueil, 52 rue Greneta 75002 Paris.
M° : Réaumur/Sébastopol, Sentier, Les Halles ou Etienne Marcel.
Tél./Fax : 01 45 08 48 33. Entrée libre.
Histoires d'amour impossibles... ou presque esquisse des portraits d'hommes et de femmes qui se sont parfois aimés puis séparés. Parfois ils se sont frôlés sans se toucher. Et depuis ils traversent la vie avec, dans le regard, la mélancolie de cette rencontre manquée.
Ces histoires disent aussi des amours interdites, que trahissent par moments des fantasmes... ou des désirs confondus avec la réalité. Quand elles ne sont pas contrariées par la marche cruelle de l’Histoire, ou qu’elles ne se sacrifient au nom d’une cause jugée supérieure. Ainsi la nouvelle intitulée « Liens de sang », dédiée à la mémoire de Tony Bloncourt. Ce résistant haïtien d’origine guadeloupéenne n’avait que 20 ans quand il fut arrêté, avec six autres jeunes, par la police vichyste et livré à l’occupant allemand. Il sera fusillé au Mont-Valérien, à l’ouest de Paris, le 9 mars 1942.
Néanmoins ces histoires ne manquent ni de légèreté ni d’humour. C’est le cas pour « L'homme qui attendait d'être aimé », ou « Dialogue par-dessus l'Atlantique » aux voix brouillées par la distance et le décalage horaire.
Avec ce nouveau livre, Dalembert nous offre des histoires succulentes, d’un érotisme plein de pudeur, qui vont de l’apprentissage amoureux à la déception revancharde en passant par les rêves d’amour éternel. Histoires d'impossible amour, peut-être. Mais dans ce jeu de dupes que le « presque » du titre atténue, il reviendra au lecteur de trancher...
Louis-Philippe Dalembert est né à Port-au-Prince, Haïti. Ancien pensionnaire de la Villa Médicis à Rome, il a reçu notamment le Prix Casa de las Américas 2008 pour Les dieux voyagent la nuit, le Prix RFO du livre et la bourse Poncetton de la Société des Gens de lettres pour L’Autre Face de la mer. Ses livres sont traduits en plusieurs langues, dont l’espagnol, l’italien, l’allemand, le portugais, le danois, l’anglais...
Louis-Philippe Dalembert, Histoires d'amour impossibles... ou presque, éditions du Rocher, 220 p., 18 €.
______________________________________________________________________________________________
Le Collectif 2004 Images pour la promotion de la culture haïtienne
www.collectif2004images.org
www.dailymotion.com/HAITIENDOC
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mercredi, janvier 30, 2008
Souverins anonymes
Souverains anonymes
Sara Rénélik
Chanteuse, danseuse et chorégraphe
Un supplément d'âme
qui dure trois heures
Bonjour Sara, je m’appelle Cuz.
Toi tu es née ici, moi je suis né là bas.
Ici c’est Montréal, Québec Canada.
Là bas c’est Port-au-Prince, Haïti, Perle des Antilles.
Plus précisément, je suis né à Fort Mercredi.
Aujourd’hui, nous sommes jeudi et je me sens fort en ta présence
tout en sachant que Dieu seul est le plus fort.
Quand je pense à Dieu, je pense à ma grand-mère,
femme de prière.
J’avais 13 ans quand je l’ai vu la dernière fois à Port-au-Prince.
Elle me manque.
Un jour, je retournerai dans mon pays juste pour la revoir.
Ma grand-mère est le seul bon souvenir qui me reste de mon pays.
Je sais que si Haïti est encore debout,
c’est grâce à des femmes comme ma grand-mère.
En écoutant ta chanson Femme, c’est à elle que j’ai pensé,
c’est à elle que je pense encore.
Je suis sûr qu’elle prie pour moi.
Moi je prie pour elle.
Avant d’arriver en prison, j’avais oublié un peu Dieu.
C’est entre les murs de ma cellule que je l’ai retrouvé.
Que je sois né ici ou à Fort mercredi,
Dieu est le plus fort, Dieu est partout, tout le temps.
Je n’ai pas de question à te poser,
juste un MERCI.
Merci de chanter. Merci de danser.
Merci de me sortir d’ici.
Cliquez et écoutez
- - - - - - - - - - - - - - -
Émission dédiée à la mémoire de
Jean Dominique
Journaliste et homme de radio
assassiné en avril 2000 à Port-au-Prince
Dédiée également à la mémoire de la grand-mère du Souverain Hinzo
- - - - - - - - - - - - - - -
www.souverains.qc.ca
www.myspace.com/souverains
Souverains anonymes
Sara Rénélik
Chanteuse, danseuse et chorégraphe
Un supplément d'âme
qui dure trois heures
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