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lundi, février 02, 2009

Michaele Jean en Haiti






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sara rénélik 2 février 2009 11:21
À: belle déesse




Pour votre information.

Cordialement,

Nancy Roc
Journaliste indépendante
Membre de la FPJQ

L’honnêteté intellectuelle, voilà la qualité dont doit s’enorgueillir un travailleur de l’esprit – Gary Victor, écrivain Haïtien, Extrait de Je sais quand Dieu vient se promener dans mon jardin



http://www.lematinhaiti.com/Article.asp?ID=16976

INTERVIEW / Haïti : « Il est minuit moins dix et c’est déjà la catastrophe »

Nancy Roc en entretien avec la Gouverneure générale


(Son Excellence, Michaëlle Jean, Gouverneure générale du Canada)

Une interview exclusive avec notre collaboratrice Nancy Roc

Suite à sa dernière visite en Haïti, Son Excellence, la Très Honorable Gouverneure Générale du Canada, Mme Michaëlle Jean nous a accordé le 28 janvier écoulé une interview exclusive à Rideau Hall, Ottawa. Les temps forts de cette entrevue ont été marqués par l’émotion, la spontanéité et l’authenticité des propos et conseils prodigués par Mme Jean pour son pays d’origine. La Gouverneure Générale du Canada nous a fait part de sa profonde préoccupation face au désastre écologique et à la crise alimentaire auxquels le pays doit faire face. Elle insiste sur l’urgente nécessité d’une stratégie nationale pour endiguer les maux qui affligent et caractérisent la société haïtienne aujourd’hui. Pour Mme Jean, Haïti ne pourra pas se sortir du cercle de la misère sans une aide internationale soutenue, la responsabilisation de la population et l’inclusion de la diaspora haïtienne dans la coopération. Elle souhaite aussi, qu’on puisse donner à la Première ministre, Mme Michèle Duvivier Pierre-Louis, « les leviers nécessaires pour qu’elle puisse agir ».

On ne finit pas de compter les ravages laissés par le passage des quatre ouragans en Haïti, l’année dernière. Les dégâts occasionnés par les ouragans sont évalués à près d’un milliard de dollars américains et la Gouverneure Générale du Canada est venue récemment faire sa propre évaluation de l’étendue du désastre. Elle le mesure dans toute son ampleur, sans cacher sa douleur et avoue avoir pleuré en survolant les Gonaïves. « Au-delà des traces créées par les cyclones, j’ai pleuré parce que survoler Haïti c’est comme survoler le corps d’un animal blessé », déclare-t-elle en soulignant que dans l’hélicoptère qui survolait la Cité de l’Indépendance, elle avait l’impression « d’ausculter un corps malade ». Pour Michaëlle Jean, survoler les montagnes pelées de son pays d’origine, est toujours un choc.

Haïti, entre le courage et la démesure

Lorsqu’elle parle d’Haïti, Michaëlle Jean prend le pas sur la Gouverneure Générale. Elle ne peut cacher sa profonde et sincère préoccupation pour le pays de « toutes les misères », celui qui l’a vue naître. De même que son attachement viscéral à sa terre natale. Celui qui a fait d’elle, ce qu’elle est aujourd’hui, aime-t-elle rappeler. Pour Michaëlle Jean, Haïti est « une dure école mais c’est une école de courage où j’ai appris qu’abandonner n’est pas acceptable. Il faut toujours se relever », dit-elle. Ce courage, elle dit l’avoir rencontré dans toutes les localités qu’elle a visitées, « où les gens avaient retroussé leurs manches et essayaient de tenir ».


Lors de son récent passage, l’époux de Mme Jean, Son Excellence M. Jean Daniel Lafond avait déclaré qu’Haïti est « le pays du courage et de la barbarie extrêmes, mais où le premier phénomène a dû trop souvent affronter le deuxième pour créer un cadre politique et économique au service de l’humain » Partage-t-elle son point de vue ? Oui, répond-t-elle, en disant qu’à travers l’histoire de ce pays, on constate que « la barbarie s’est exprimée de façons extrêmes. Il y a eu des démesures ». Pour Michaëlle Jean, cette barbarie s’exprime encore aujourd’hui en Haïti. « Il y a des tableaux de misères insoutenables et qui ont un impact des plus barbares sur la condition humaine en Haïti», affirme-t-elle, Paradoxalement, c’est aussi, « le pays de tous les courages » et c’est ce qui lui donne encore de l’espoir chaque fois qu’elle se rend dans son pays d’origine. C’est pour aller à la rencontre de ce courage, partout sur le terrain et être à l’écoute de la population que la Gouverneure Générale refuse de se cantonner « dans un cadre officiel à discourir ». Pour elle, il faut se rendre sur le terrain pour rencontrer la population car « la plus grande richesse d’Haïti ce sont les gens et ce sont ces forces vives qu’il faut soutenir», dit-elle.

Casser la dynamique de l’assistance

Au moment de l’investiture du président Préval en mai 2006, la Gouverneure Générale du Canada avait fait un vibrant plaidoyer pour que le peuple haïtien rompe avec son passé. «La misère ne peut pas être quelque chose qui définit ce pays », avait-elle dit. Aujourd’hui, la situation s’est aggravée et en Haïti on a toujours tendance à vouloir prioriser les droits civiles et politiques au détriment des droits sociaux et économiques. Comment peut-on briser le cercle vicieux de la misère avec une telle tendance et dans un pays classé parmi les plus corrompus de la planète ? « J’ai senti en Haïti de l’exaspération. J’ai senti une impatience qui se manifeste partout et la population veut voir des changements réels », constate la Gouverneure Générale. Même si elle se rend compte que rien ne peut se faire du jour au lendemain, elle avoue « être parfois exaspérée par le fatalisme » qui existe en Haïti. Aujourd’hui, il faut agir, insistet-elle et « le Canada prend très au sérieux le renforcement des institutions publiques et la modernisation de l’État ». Au-delà de l’aide canadienne, Mme Jean revient sur la nécessité d’établir « un pacte social, un compromis social » afin que tous les Haïtiens comprennent qu’on « ne peut pas continuer avec le chacun pour soi, chacun pour son clan. Il faut se demander quel est l’intérêt supérieur de ce pays et comment répondre ensemble aux besoins de la population ». Pour Mme Jean, on ne peut pas uniquement blâmer le gouvernement. Il faut aussi que les citoyens apportent leur contribution au changement. « Il y a encore un chemin à faire quant à la prise de conscience de la responsabilité en Haïti pour le bien commun », une responsabilité qui, pour Mme Jean, doit être à la fois individuelle et collective. « La corruption nuit au bien commun » en Haïti, soulignet-elle, et c’est pour cela que le Canada tient à renforcer la bonne gouvernance autant que les institutions de la République. Pour la Gouverneure Générale, la justice est aussi primordiale et « il faut mettre fin à l’impunité », d’une part. D’autre part, « il y a aussi la responsabilité fiscale qui va de pair avec la bonne gouvernance et la responsabilité collective. Payer ses impôts, c’est aider l’État à avoir des leviers pour agir et l’aider à remplir ses coffres pour mener à bien des politiques et des actions qui bénéficient à l’ensemble » de la population. Elle reconnaît que le problème de ressources en Haïti «est très grave et que, par les temps qui courent, les pays les plus faibles seront encore plus frappés » par la crise financière internationale. C’est notamment face à ce constat qu’elle pense qu’il est important de « maintenir Haïti à l’agenda des bailleurs de fonds et de la communauté internationale pour qu’Haïti puisse disposer des moyens nécessaires pour mener à bien sa stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté», explique-t-elle. Elle reconnaît aussi que cette stratégie, formulée dans le Document de stratégie nationale pour la croissance et la réduction de la pauvreté (Dsncrp) doit être révisée après le passage des quatre cyclones en Haïti. « C’était là un des buts de ma visite : de faire l’état des lieux, de voir avec les représentants des organisations internationales et les autorités haïtiennes, comment on peut mettre à jour les priorités », déclare Mme Michaëlle Jean. À partir de là, il faut « très vite qu’on parte de cette étape vers une rencontre technique et ensuite une conférence des bailleurs qui permettra d’arrimer les efforts pour venir en aide aux nombreux besoins d’Haïti ». Toutefois, elle insiste sur le fait que les besoins, les priorités et la stratégie pour satisfaire ceux-ci soit définis par les Haïtiens eux-mêmes. « Il faut à un moment casser la dynamique de l’assistance. Il faut un plan et une vision qui puissent élargir le cercle des pays solidaires d’Haïti, mais autour d’éléments établis d’abord par Haïti ».

Inclure la diaspora dans la coopération

Michaëlle Jean sourit ironiquement quand elle entend dire que certains politiciens en Haïti prônentdans des récentes déclarations autour d’une révision constitutionnelleque, seuls des Haïtiens « authentiques » doivent pouvoir occuper des postes d’élus ou de hautes fonctions dans l’appareil d’État. Elle rappelle que les compatriotes de la diaspora n’ont pas choisi d’abandonner leur nationalité haïtienne. «Nous avons été déchus de cette nationalité par des régimes qui considéraient que toute personne qui s’opposait à certaines situations en Haïti, devenait indésirable », précise-t-elle. Pour Michaëlle Jean, tout Haïtien de la diaspora se définit toujours comme Haïtien et, ceci, sur plusieurs générations. « Il y a un sentiment d’appartenance très fort qui nous marche dans le sang, dans les tripes, dans le cœur, dans la tête. On ne rompt jamais ce cordon ombilical et quand Haïti souffre, nous souffrons aussi », dit-t-elle. Pour Mme Jean, les Haïtiens de l’intérieur ne doivent pas se sentir menacés par les forces vives de la diaspora mais, au contraire, établir un dialogue avec la diaspora et se dire que, dans l’intérêt supérieur de la nation, il faut compter sur toutes les forces vives du pays. La Gouverneure générale pense qu’il « faut inclure la diaspora dans toute la stratégie de coopération avec Haïti. La diaspora se doit d’en être un élément pivot », souligne-t-elle, tout en souhaitant que l’on puisse canaliser davantage les apports de la diaspora, tant dans un fonds de développement que dans les transferts de connaissance qui pourront aider à atteindre un développement social, humain et durable. « Il y a un désir réel de la diaspora de contribuer au développement d’Haïti. L’apport de la diaspora est donc crucial et il faut le structurer davantage, le maximiser et avoir un encadrement qui puisse donner les meilleurs résultats possibles afin qu’on puisse arriver à un changement majeur », conclut-elle à ce sujet.

Une précarité potentiellement explosive

Lorsqu’on évoque la crise alimentaire et le potentiel de nouvelles émeutes en Haïti, le visage de la Gouverneure générale s’assombrit. Elle ne cache pas sa profonde inquiétude quant à la famine qui guette 3 millions d’Haïtiens en mars prochain. Elle avoue avoir ressenti un sentiment d’urgence du côté des autorités haïtiennes, sentiment qu’elle dit partager. « Le Canada sent cette urgence et n’est pas le seul pays à sentir qu’il faut absolument que la situation de précarité ne devienne pas potentiellement explosive», a-t-elle dit tout en avertissant qu’il « ne faut jamais prendre pour acquise la patience des populations ». Tout en reconnaissant la patience du peuple haïtien, elle pense que lorsqu’un « ventre crie famine, il y a un moment où cela vient à bout de la patience ». Face à une telle urgence, la Gouverneure Générale revient encore sur la nécessité pour Haïti d’avoir un plan d’ensemble, une stratégie et c’est sur ce sujet qu’elle s’est entretenue avec les autorités haïtiennes durant sa mission en Haïti. Elle déclare avoir «soupesé et mis en partage» toute sa compréhension et son analyse de la situation tant avec les autorités qu’avec tous les représentants des différents bailleurs de fonds et d’organisations internationales sur place. « Partout, le sentiment d’urgence était là et c’est pourquoi je me suis permise de dire qu’il fallait passer à l’action ». Pour Mme Jean, il était donc important de vérifier l’impact des projets qu’appuie le Canada en Haïti. C’est pour cela qu’elle s’est rendue sur le terrain notamment au Sud qui a moins retenu l’attention de la communauté internationale lors du passage des cyclones. Elle a été dans la ville des Cayes où les émeutes de la faim ont débuté en avril 2008. Elle s’est aussi rendue à Ennery pour évaluer l’appui canadien dans les secteurs de l’agriculture, de la santé et de l’éducation. Accompagnée du maire d’Ennery, la Gouverneure Générale du Canada a pu voir le pont local, qui s’est effondré lors de la dernière saison des cyclones. Elle a offert un don de 200 arbres à la ville d’Ennery pour la revalorisation de l’environnement, et rencontré les bénéficiaires de l’aide canadienne. Un programme de 450 000 $ financé par le Canada fournira des bestiaux à 300 familles et des semences à près de 2000 autres familles qui ont tout perdu lors des tempêtes. Michaëlle Jean avait aussi présenté ses félicitations à la population d’Ennery pour son courage et sa façon d’œuvrer pour survivre.


À son retour à Ottawa, Mme Jean a mis au parfum les autorités canadiennes et l’Agence Canadienne pour le Développement sur son évaluation de la situation autant que sur les nouveaux besoins de la population haïtienne. Comme si elle craignait une fatigue de la communauté internationale envers Haïti, Mme Jean souligne dans un souffle appuyé, «l’important c’est qu’Haïti puisse être encore à l’ordre du jour et à l’agenda ». Le Canada est le deuxième bailleur bilatéral en importance en Haïti qui est le plus important bénéficiaire de l’aide canadienne au développement à long terme dans les Amériques et le second dans le monde. Le Canada s’est engagé à consacrer 555 millions de dollars sur cinq ans (2006-2011) aux efforts de reconstruction et de développement en Haïti. Pour la Gouverneure Générale, aujourd’hui, « il faut éviter tout découragement » pour que la communauté internationale n’ait pas l’impression que son aide ne consiste qu’à être « des coups d’épée dans l’eau ».

Une catastrophe très avancée

Le Canada peut-il prendre le leadership environnemental en Haïti ? Là encore, Mme Michaëlle Jean revient sur la nécessité pour les autorités haïtiennes d’établir un plan, une stratégie et arrimer les efforts autour de grands projets avec un échéancier à court, moyen et long terme. Sans cet effort préalable, la gouverneure Générale pense qu’il n’y aura « de façon éparse, qu’une multitude de petits projets et non une vision globale, une stratégie nationale ». Pour Mme Jean, la question environnementale est donc cruciale car, selon elle, « on ne peut pas penser développement humain, développement durable, sans s’attaquer à ce problème ». Pour elle, il est regrettable qu’on « agisse toujours en catastrophe en Haïti, tous les efforts sont dispersés et il n’y a pas de concentration des efforts, des stratégies et des actions ». Tout en saluant « la sensibilité » du président Préval et « l’intérêt soutenu » de la Première ministre, Mme Michèle Duvivier PierreLouis, sur la question environnementale, la Gouverneure Générale passe un message très fort : « Il est minuit moins dix et tout le monde réalise que la catastrophe est déjà très, très, très avancée », avertit-elle.


À la question de savoir si les autorités haïtiennes ont réellement une vision pour le pays, Michaëlle Jean refuse d’être défaitiste. Elle constate qu’il y a eu des progrès en matière de sécurité en Haïti et une certaine stabilisation politique depuis 2006, malgré certains soubresauts. Elle en tient pour preuve sa visite dans le quartier de Bel Air où, auparavant, elle n’aurait jamais pu se rendre. Il faut aujourd’hui établir une certaine confiance (entre le peuple et le gouvernement). « Je suis ravie que ce soit Mme Pierre-Louis qui soit Première ministre mais il faut lui donner des leviers pour qu’elle puisse agir », souligne la Gouverneure Générale pour qui « la confiance se cultive et se mérite ».
Montréal, le 30 janvier 2009
Par Nancy Roc
lundi 2 février 2009



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•Bè bè bè bè bè bè bè, nan kabrit ooo, mwen di…
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•L’AUGMENTATION DE LA PRODUCTION AGRICOLE ? / La seule solution : la revalorisation de la profession agricole en milieu rural (1)
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•FORUM / Faciliter l’accès au crédit en milieu rural
•Monde rural : quel financement faudrait-il attendre de l’État haïtien ?
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•Interventions de la Banque centrale sur le marché local des changes
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Société
•Horoscope du 30-01-09
•Une pilule pour tomber amoureux?
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•Insolites
Culture
•Irak: une chaussure géante en hommage au journaliste ayant visé Bush
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•LIVRES EN LIBERTE / La caravane s’est arrêtée à Mirebalais
•L’épanouissement du jazz créole gagne l’Olympia
•HAÏTI/CARNAVAL 2009 / « C’est le même parcours… mais en sens inverse ! »
Sport
•Joseph S. Blatter commence par le Brésil
•Tour d'horizon
•Cristiano Ronaldo l’extra-terrestre
•FOOTBALL / Le Baltimore attend son adversaire pour la finale !
•Rien de bon
A la Une
•Île de La Gonave : Ouvrir les chantiers de la modernisation d’Haïti
•INTERVIEW / Haïti : « Il est minuit moins dix et c’est déjà la catastrophe »
•Loi de finances 2008-2009 / Députés et sénateurs insatisfaits, et puis… ?
•HAÏTI /DÉVELOPPEMENT LOCAL / Quand Thiotte sort des ténèbres…
•Nord’Est / Sénatoriales / Affaire Rudolph Boulos / Le nombre de sièges à pourvoir fixé selon la résolution du Sénat !
Monde
•Tour du monde
•BRÉSIL / Le Forum mondial social de Belem s’achève et prédit la mort du capitalisme
•USA / Un Noir élu à la tête du parti républicain
•AFRIQUE / Ouverture du 12e sommet de l’Union africaine
•KENYA / Incendie d’un camion-citerne, une centaine de morts
Créole
•N ap kanzò nan filozofi
•Pote mak
•KOMEMORASYON LANG KREYÒL / Bay lang kreyòl la plis jarèt !
•Ronaldo meyè jwè ane 2008 la !
•Sou yon branka






Nancy Roc
Journaliste indépendante
Membre de la FPJQ

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mardi, novembre 11, 2008

Pour les jeunes d'origine Haîtienne(Soutien scolaire)






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RECHERCHÉS : des jeunes québécois d'origine haïtienne qui éprouvent des difficultés scolaires et des adultes de notre communauté qui veulent les aider en tant que cybermentors.

Merci d'y participer et de faire suivre ce message !


PROGRAMME DE CYBERMENTORAT

Pour les jeunes québécois d'origine haïtienne

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Participation gratuite



Pour en savoir plus ... http://cybermentorat.site.voila.fr


Pour les jeunes d’origine haïtienne

Info:Ernst Weche
Http://pages.videotron.com/fweche

jeudi, octobre 09, 2008

Art, Culture Théâtre






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Dans le cadre du Mois du créole à Montréal

K.E.P.K.A.A

présente DEFILE



UNE PIÈCE DE THÉÂTRE DE

GARY VICTOR







Nan kad Mwa kreyòl

nan Monreyal la, K.E.P.K.A.A

ap prezante DEFILE



YON PYÈS TEYAT EKRI PA

GARY VICTOR

SAMEDI 11 OCTOBRE À 19H30.

La Troupe de Théâtre Créole d’Haïti revient au Mois du créole avec DEFILE, une pièce écrite par Gary Victor, un habitué du salon du livre de Montréal. La scène se passe dans un cimetière où une jeune fille folle, un ivrogne qui se permet de tout, et Baron Samedi, le chef suprême des lieux, se livrent à un jeu intense au suspense diabolique. Que cherchent-ils dans cet endroit sinistre? La mise en scène est de Ralph Civil. Les acteurs sont : Jeff Edouard A. Chéry, Houslène René, Johndy Georges, Kénol Désir, Coachy Jean-Baptiste, Volp Vivien, Riché Kenskoff, Nerlande Gaétan, Francesca Mérité et Natacha Jeune Saintil. En lever de rideau: le Duo Tac de Montréal avec Marie-Claudette Ciriaque et Jean-Robert Bellarmin. Lieu : Collège Ahuntsic, 9155, rue Saint-Hubert. Prix d'entrée: 20$ à l’avance. Tél. 514 802- 0546 / 514 962-8640.





SAMDI 11 OKTÒB, 7È30 PM.

Twoup «Teyat kreyòl» d’Ayiti tounen nan Mwa Kreyòl la avèk DEFILE, yon pyès Gary Victor ekri, yon ekriven ki patisipe souvan nan salon liv Monreyal la. Sèn yo dewoule nan yon simityè, kote yon jenn fi ki fou, yon tafyatè atoufè ak Bawon Samdi, chèf apre Bondye nan simityè a, ap jwe yon jwèt malouk ki bay tout moun laperèz. Kisa y ap chache nan yon kote mabyal konsa? Se Ralph Civil ki monte pyès la. Aktè yo se: Jeff Edouard A. Chéry, Houslène René, Johndy Georges, Kénol Désir, Coachy Jean-Baptiste, Volp Vivien, Riché Kenskoff, Nerlande Gaétan, Francesca Mérité, Natacha Jeune Saintil. Pou Louvri sware a ap gen: «Duo Tac de Montréal» avèk Marie-Claudette Ciriaque e Jean-Robert Bellarmin. Ki kote : Collège Ahuntsic, 9155, ri Saint-Hubert. Kotizasyon 20$ davans.

Tel. 514 802- 0546 / 514 962-8640.

mercredi, août 27, 2008

La diaspora Haitienne de Cuba






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Hommage aux musiciens Haitiens 1940-1960

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La désenchantée (Michèle Voltaire Marcelin)






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Le boléro de Louto






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Evald Manigat et l'école de St-Marc






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Le pèlerinage à Thomassin








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You tube(JancyBolte)






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Pour des clips et des trailers originaux consultez You tube JancyBolte

samedi, août 23, 2008

Olympiques Médaillés Haitiens






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Médaillés haïtiens
De : jcicart@videotron.ca
Envoyé :
22 août 2008 20:28:08
À :






Médaillés haïtiens aux Jeux olympiques



C’est aux Jeux Olympiques de Paris en 1924 qu’Haïti gagna sa première médaille olympique, une médaille de bronze au tir à la carabine par équipes. L’équipe haïtienne était composée de Ludovic Augustin, Destin Destine, Saint Eloi Metullus, Astrel Rolland et Ludovic Valborge (http://www.lequipe.fr/Jo/JoTableauMedailleE_1924.html).



L’équipe américaine remporta la médaille d’or avec un score de 676 points. L’équipe haïtienne obtint un score de 646 points, le même total que la France qui récolta la médaille d’argent, sans doute en raison d’une modalité technique (http://fr.wikipedia.org/wiki/Tir_aux_jeux_Olympiques_de_1924).



À ces Jeux de Paris en 1924, Sylvio Cator termina 15e au saut en hauteur et 12e au saut en longueur.



Aux Olympiques suivants, soit les Jeux d'Amsterdam en 1928, Sylvio Cator termine 2e (médaille d’argent) au saut en longueur avec un bond de 7m58. Un mois plus tard, soit en septembre 1928, Sylvio Cator a battu le record du monde au sait en longueur avec un bond de 7m93 au Stade olympique de Paris. (http://haitipositif.blogspot.com/2008/06/sylvio-cator-cet-athlte-inconnu.html). Je pense que ce record n’a pas été homologué en raison d’un vent légèrement favorable. Il a cependant été noté comme une performance remarquable.



Un autre grand athlète haïtien, André Théard, a couru le 100 mètres aux Jeux olympiques d’Amsterdam en 1928 (http://en.wikipedia.org/wiki/Athletics_at_the_1928_Summer_Olympics_-_Men's_100_metres). Il ne réussit cependant pas à se qualifier pour la finale.



André Théard avait gagné la médaille d’or aux 100 mètres aux Jeux universitaires (pré-olympiades) de 1927 et 1928, les deux fois avec un temps de 10sec6 (http://www.gbrathletics.com/ic/wsg.htm). Aux Jeux olympiques de 1928, le gagnant fut le canadien Percy Williams avec un temps de 10sec8 !



Aux Jeux Olympiques de Los Angeles en 1932, Sylvio Cator a fini 9e au saut en longueur (il participa donc à trois jeux Olympiques).



À signaler : dans le catalogue de la Foire ‘Livres en folie » de 2007, on remarque un titre de Pascal Médan : Sylvio Cator et André Théard, gouverneurs de la cendrée (Référence #5285-COP, Prix: Gdes 98.00) (http://www.livresenfoliestore.com/acatalog/COMMUNICATION.html





Rappelons enfin la médaille d’or de Bruny Surin aux Jeux d’Atlanta, avec l’équipe canadienne du relais 4X100m.

Jean-Claude Icart
Août 2008

lundi, juillet 28, 2008

Funérailles de Jean Bolté







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http://mail.google.com/mail/?ui=2&ik=677efe39ce&realattid=0.2&attid=0.1&disp=inlin



BOLTÉ, Jean

Port-au-Prince, 4 février 1924 - Montréal, 15 juillet 2008

À Montréal, le 15 juillet 2008, s'est éteint paisiblement Jean Bolté, à l'âge de 84 ans, au pavillon Alfred Desrochers de l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal.

Il laisse dans le deuil son épouse Liliane Marchand, ses enfants Jancy, Marie Christine, Florence (André Leduc), son petit-fils Raphaël, ses proches et ses amis de toujours, ses amis du Mont-Saint-Louis 1943 et ceux de McGill 1949. Toute sa vie, il a cultivé le sens de la famille et de l'amitié. C'était un rassembleur et un bon vivant.

Le vendredi 1er août 2008, à partir de 13 h, les funérailles se dérouleront comme suit :



• 13 h à 14 h, la famille recevra les condoléances au Cimetière

Notre-Dame-des-Neiges (entrée principale du cimetière),

Chapelle de la Résurrection

4601, Chemin de la Côte-des-neiges

Montréal, Québec H3V-1E7 ;

• 14 h

Funérailles à la Chapelle ;

• Inhumation au cimetière, terrain Z 33 (un guide nous dirigera) ;

• Retrouvailles à la mémoire de Jean au Centre funéraire Côte-des-Neiges,

4525, Chemin de la Côtes-des-Neiges (parking sous l'édifice), Montréal.

Nous vous invitons à faire parvenir vos dons, à la mémoire de Jean Bolté :

Société canadienne du cancer

www.cancer.ca

1 888 939-3333

info@sic.cancer.ca

ou

Fondation de l'Institut de gériatrie de Montréal

www.iugm.qc.ca

fondation.fiugm@ssss.gouv.qc.ca

(514) 340-3546

Des remerciements sont adressés à toute l'équipe du Pavillon Alfred-Desrochers, pour leur dévouement et leurs bons soins.

Vous pouvez transmettre vos condoléances à la famille :

florence.bolte@sympatico.ca

Téléphone : 450-467-8909

Par courrier : B.P. 85019, MONT-SAINT-HILAIRE, Québec, Canada J3H 5W1


--
Jancy Bolté
6ème Ave Verdun, Québec
H4G 3A2
TéL:514 678 9498

jancybolte@gmail.com



--
Jancy Bolté
6ème Ave Verdun, Québec
H4G 3A2
TéL:514 678 9498

jancybolte@gmail.com






































































































































































































e&view=att&th=11b559644475fe95

mardi, mai 20, 2008

Libre pensée Incompréhension (Haïti en Marche)






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Incompréhension !
… Nous venons d’un pays qui ne finit pas
de se faire, de se défaire, de se refaire. Coureurs de
fond, nous avons franchi cinq siècles d’histoire,
opiniâtres et inaltérables galériens. Nous avons
subsisté, persévéré sur les flots du temps, dans cette
barque putride et imputrescible à la fois, dégradable
et pérenne. Notre histoire est celle d’une perpétuelle
menace d’effacement, effacement d’un paysage,
effacement d’un peuplement.
… Et pourtant, nous franchissons la durée,
nous traversons le temps, même si le sol semble se
dérober sous nos pas. Malgré vents et marées, malgré
ce présent en feu, ce temps de tourments, cette éternité
dans le purgatoire, nous continuons à survivre en
nous livrant à d’impossibles gymnastiques.
Émile Olivier (Passages, 1991)
On devait s’y attendre. Il fallait qu’il parlât.
La première fois, il avait gardé silence. Il s’était vite
fait oublier. Incompréhensible. Cette fois il avait trop
senti le poids de l’incompréhension et il devait réagir.
Compréhensible. Un ami me passa un coup de fil pour
me donner la nouvelle. Je le savais. Je savais qu’il
allait vouloir s’expliquer cette fois, expliquer
l’incompréhension dont il s’était senti victime. Je n’ai
pu le lire que sur Internet. Je n’avais pas pu jouir de la
magie du direct, je n’avais pas pu sentir le stress
précédant la déclaration, je n’avais pas pu observer la
mise en scène, ni analyser le spectacle ni savoir ce qui
se passait dans les coulisses. Enfin, on ne peut pas
tout avoir, bien que nos hommes d’affaires croient
qu’en Haïti (les intelligents !!!), tout est possible, tout
est faisable, tout est justifiable, tout est achetable (il
faut simplement trouver le prix).
Jamais ! Au grand jamais ! comme disait ma
Grand’mère. Tout n’est pas achetable. Tout ne peut
pas être dit non plus. « Bouch mangé tout mangé men
li pa palé tout pawòl » dit-on en Haïti. Cependant, en
ce moment, en ces moments de stress, de déception,
de rage contenue, tout pouvait être dit. « Mieux vaut
mourir incompris que passer sa vie à s’expliquer »
disait Shakespeare. Il va devoir continuer à le faire.
A s’expliquer. A expliquer son explication.
dire, ne rien passer sous silence, voilà ce qui semblait
être l’objectif du point de presse. Complot. Trahison.
Crime de lèse patrie. Manigances et magouilles.
Incompétence. Trafic d’influences. Corruption en un
mot, de cette corruption qui modifie attitudes et
comportements, provoque des réactions mensongères
et mesquines, crée des justifications illégales ou
allégales et parasite complètement le système de
fonctionnement du pays. Tout a été dit soit
ouvertement, soit entre les lignes. Tout le monde
devrait pouvoir comprendre ce qu’il a dit et surtout
comment il l’a dit.
Suite à la lecture du discours, je n’ai pu
m’empêcher de téléphoner à quelques membres du
CRABE pour savoir ce qu’ils pensaient. J’ai pu voir
que je n’étais pas le seul à me poser un tas de questions
sur la compréhension, sur l’incompréhension, sur les
perceptions de la réalité haïtienne, sur la réalité d’Haïti,
sur les réalités en Haïti, sur le sort du pays, sur le futur
des Haïtiens.
Enfin, l’incompréhension, d’après les
« définisseurs », est l’incapacité d’être compris ou bien
de comprendre, de comprendre les choses, de
comprendre les autres. L’incompréhension peut être
aussi de l’insensibilité ou de l’indifférence. En y
pensant, je revis une situation vécue cela fait quelques
années, durant une brève expérience en tant que
« Professionnel de l’éducation ». Mes professeurs, à
l’école et même à l’Université, disaient toujours, après
une explication, après un cours, « me comprenezvous
? ». Ils voulaient être compris sans réaliser parfois
un véritable effort pour s’expliquer. Si l’élève
(l’étudiant, l’individu) auquel ils s’adressaient, ne
comprenait pas c’était simplement parce qu’il était
« bête ». « Nèg sòt ». « Tèt di ». « Bouki ». Vu que
nous reproduisons toujours les comportements vécus
comme des modèles fixes, je ne pouvais échapper à
cette logique et, face à une classe, je reprenais les
mêmes attitudes, je développais les mêmes réflexes.
Un jour, essayant un cours en tandem, à deux dans
une même salle face à une même classe, mon collègue
s’adressa aux étudiants, suite à son intervention, et
leur demanda « me suis-je expliqué ?»
Moi, j’avais expliqué et, la conclusion
logique aurait dû être, d’après moi, la compréhension.
C’était l’époque où l’on se sentait rempli de soi,
l’époque où cette suffisance nous transformait en
« vainqueurs », l’époque où l’incompréhension des
autres indiquait leur « handicap mental » et cela,
d’après nous, nous plaçait au-dessus d’eux. Nous
étions au-dessus du doute, au-dessus des reproches,
au-dessus de l’erreur. On croyait n’avoir de compte à
rendre à personne. Mon collègue par contre, voulait
s’assurer qu’il avait bien transmis ce qu’il avait à
transmettre et faisait comprendre qu’il voulait être
compris et qu’il voulait éviter toute mésinterprétation
de son message.
On ne peut pas vouloir être compris alors
que l’on ne se donne pas la peine de bien expliquer.
Ça, je le compris alors. Je compris le poids de
l’incompréhension. Pour faciliter la compréhension
je vous propose une petite liste de questions qui
prétendent alimenter la réflexion :
Sommes-nous compris par les autres?
Comprennent-ils les actions et les réactions
qui se produisent chez nous ?
Comprenons-nous, nous-mêmes, la portée de
nos actions ?
Avons-nous une crise de compréhension
dans ce pays ?
Sont-ce les « cerveaux » qui manquent,
comme disent certains ?
Enfin, notre cher petit pays va-t-il pouvoir
changer ?
Ce pays sans cesse menacé d’effacement, qui
ne finit pas de se faire, de se défaire, de se refaire,
aura-t-il enfin une opportunité pour se transformer ?
Malgré ce présent en feu, malgré ce temps
de tourments, pourra-t-on trouver la voie de
l’apaisement social, politique, économique ?
Notre petit pays pourra-t-il être à nouveau la
« Perle des Antilles » ?
Me suis-je expliqué ?
Oscar Germain
germanor2005@yahoo.fr
Mai 2008